#BrunschvicgRaisonReligion les oppositions fondamentales : Moi vital ou Moi spirituel

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Lucio Russo : une étude sur « La philosophie de la liberté » de Rudolf Steiner

Lucio Russo : une étude sur « La philosophie de la liberté » de Rudolf Steiner.

viaLucio Russo : une étude sur « La philosophie de la liberté » de Rudolf Steiner.

Un lien intéressant aux lisières de la philosophie et de l’anthroposophie

J’ai trouvé cet article sur le blog de Grégoire Perra:

Platon, Descartes et Steiner

Ce qu’il y a de plus intéressant chez Mr Grégoire Perra, c’est qu’il a eu le courage de pénétrer dans la caverne des fantômes , je veux dire devenir membre de la Société anthroposophique, et il retrace honnêtement son évolution:

« Au temps où je n’avais pas encore compris un certain nombre de choses et où je faisais encore partie de la Société Anthroposophique, j’écrivais des articles, dont certains paraissaient dans Les Nouvelles. Pendant leur rédaction, il m’arrivait de solliciter des avis. Je le fis ainsi avec l’article intitulé De l’Idéalisme à l’Anthroposophie1, demandant celui de Philippe Aubertin, tandis que sa rédaction en était quasiment achevée. Ce dernier m’envoya alors un certain nombre de remarques très négatives. Je ne jugeais pourtant pas utile d’en tenir compte, ni de repousser la publication prévue, considérant que nous avions-là une différence de points de vue tranchée et que, à mes yeux, ses remarques n’avaient pas de poids. Ce que je ne savais pas encore, c’est la confusion qui régnait dans l’esprit de Philippe Aubertin entre une demande d’avis et une demande d’accord. »

Son parcours ressemble beaucoup à celui de José Dupré, mis à part le fait que ce dernier est beaucoup plus vite devenu un « hérétique » tout en restant dans la Société plusieurs années.

Il parle ici d’Antoine Dodrimont, ancien prêtre, devenu président de la Société après Paul ‘Henri Bideau (de grande stature humaine) et cet A. V. dont José Dupré révèle l’ignominie.

Le thème de cet article est crucial pour les études de ce blog, puisqu’il concerne celui que j’appelle le Sauveur, à savoir Descartes, et Platon qui est pour Brunschvicg la vérité de la philosophie (le platonisme, non pas Platon ni ce que l’on appelle le néo-platonisme).

Steiner est au départ, avant 1900, un philosophe idéaliste, et le prétendu dépassement de l’idéalisme en anthroposophie, décrit par José Dupré, correspond à une chute retentissante, une régression de la lumière à l’ombre semblable à celle du Maître dans le récit de
Jaccottet « L’obscurité » qui est la trame de ce blog.

Je ne puis aller plus avant en ce moment, les événements démoniaques qui se passent en ce moment au Proche Orient m’empêchent absolument de penser.

Je laisse donc ce lien en réserve pour les lecteurs éventuels qui penseraient comme moi que ce n’est pas une complète perte de temps de s’intéresser encore à Steiner, après que ‘José Dupré ait démontré (entre autres) sa complète corruption intellectuelle après 1900.

José Dupré : les systèmes religieux contre l’évolution spirituelle

Depuis que j’ai commencé mon activité « bloggueuse » en 2005, j’ai certainement écrit des tas de bêtises, et c’est tout à fait normal, quelqu’un qui ne ferait jamais d’erreur ne serait pas humain.

En fait, et là je parle des années 2009-2010 et du blog maintenant supprimé (par mes soins) « Recherche de la vérité », j’ai péché (mea culpa, mea maxima culpa) parce que dans mon souci de lutter contre l’Islam, qui est le mouvement sectaire ou le faisceau de mouvements sectaires le plus dangereux à notre époque, j’ai eu tendance à oublier un peu la nocivité des autres « religions » ou sectes, terme plus approprié qui provient du mot latin signifiant « suivre »: il est seulement demandé aux adeptes de suivre les indications du Maître, or la spiritualité ne peut être qu’activité.

Je ne regrette aucunement mon activité anti-Islam qui continue sur le blog « Horreur islamique » mais ici où j’essaye d’aller le plus possible au fond des choses, je dois me placer au niveau le plus grand de généralité, et celui ci se résume à cette « inversion » de la fameuse formule de Pascal dans le mémorial suite à l’illumination du lundi 23 novembre 1654:

Mémorial de Blaise Pascal

« Depuis environ 10 heures et demie du soir jusques environ minuit et demi,

Feu.

«Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob» non des philosophes et des savants

Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
Deum meum et Deum vestrum (mon Dieu et votre Dieu)
«Ton Dieu sera mon Dieu»
Oubli du monde et de tout, hormis Dieu.
Il ne se trouve que parmi les voies enseignées dans l’Évangile.
 »

Ceci n’est que le début de ce texte prodigieux qu’il faudrait étudier à fond, mais il me suffit ici de m’arrêter sur les mots:

« Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix »
où l’on constate que les registres de l’intellect ( certitude) et celui du sentiment ou du confort psychique et mystique ( sentiment joie paix) sont mélangés.

Or ils ne doivent jamais être mélangés : le salut véritable est purement intellectuel (cf Spinoza), le sentiment de joie pure et continue est seulement un résultat, en aucun cas une preuve, car il existe beaucoup d’imbéciles heureux.

C’est ce qui me conduit, en suivant la « Querelle de l’athéisme » de Brunschvicg:

La querelle de l’athéisme de Brunschvicg

à inverser la phrase de Pascal en:

« Dieu des philosophes et des savants, non d’Abraham, Isaac et Jacob »

Ai je raison ?

José Dupré quant à lui choisit d’éviter totalement le terme « Dieu » qui est un virus dangereux et évoque irrésistiblement le Dieu transcendant et personnel..

Mais j’ai rencontré dans ma lecture de son dernier livre « Itinéraire en devenir » un passage d’un niveau de généralité maximal, cela se situe au chapitre 6 « Écriture et libre recherche » page 112, paragraphe titré :

« Les systèmes religieux contre l’évolution spirituelle »

Le « sens » de l’existence humaine, c’est la révélation progressive de l’esprit immanent en l’homme (ordre de l’esprit de Brunschvicg) qui évolue progressivement en dépassant l’animalité (ordre de la chair)

Cette évolution (révélée par la science, en opposition totale avec le créationnisme biblique et les billevesées de la théosophie de Blavatsky recopiée par Rudolf Steiner qui prétendait avoir vu tout cela uniquement par son investigation spirituelle de la « chronique de l’Akasha ») est donc orientée, elle a un « sens », mais pas de fin (dans aucun des deux sens de ce mot).

Or nous nous trouvons, sans doute depuis les premières formes d’art des peintures sur les parois des grottes (Lascaux, etc..) ou peut être même en remontant aux hommes de Néanderthal (qui enterraient leurs morts) à la période intermédiaire où l’homme émergeant progressivement de l’animalité s’éveille à la conscience objective de la réalité, dynamisant ainsi la mise en œuvre du Mal tout autant que du Bien, dans des proportion presqu’île imitées, surtout depuis qu’il a à sa disposition les armes inventées par la technoscience.

Dans ces conditions il est inéluctable que les individus les plus évolués aient entrepris depuis toujours de contrôler ces foules d’humanoïdes voire de « demi-singes » ( ce qui est encore le cas à notre époque) en « agissant au moyen de rites, de mythes et de croyances sur la source de leurs comportements : le psychisme ».

Ces individus « plus évolués » (relativement) ce sont les castes sacerdotales qui le plus souvent ne croient pas elles mêmes aux balivernes qu’elles font gober aux « demi-singes » mais s’en servent pour gagner une position de pouvoir et de richesse : c’est le cas des Sadducéens matérialistes et athées qui dirigeaient le Temple à l’époque de Jésus, ou de la caste des Brahmanes en Inde, ou des nazaréens qui ont écrit le Coran sur plus de deux siècles et ont créé l’Islam, cette machine de guerre perpétuelle destinée à conquérir le monde et à imposer à toute l’humanité la Shari’a, loi prétendument divine : mais j’ai déjà démontré ailleurs qu’Allah, c’est tout simplement les gourous de Mahomet auteurs du Coran.

Ne nous faisons pas d’illusions ces « castes » existent aussi dans la science et la philosophie (les philosophes nazis, ou marxistes, ou les escrocs « nouveaux philosophes » dont le plus virulent est Bernard Henry Lévy).

Seulement l’apparition de la science moderne il y a 4 siècles change la donne en permettant à tout le monde de vérifier les affirmations des scientifiques: c’est le sens de l’affirmation de Brunschvicg selon laquelle « l’émergence d’une physique mathématique venant remplacer la physique aristotélicienne est un changement d’axe de la vie religieuse »

Cela ne veut évidemment pas dire que la physique est une nouvelle religion!

Et Julien Benda vise aussi ces castes sacerdotales « modernes » des prétendus « intellectuels » dans son livre célèbre qui est en accès gratuit sur le site web des Classiques des sciences sociales:

« La trahison des clercs »

Accomplir l’œuvre des Lumières en permettant à l’humanité, ou plutôt à l’hominité encore animalisée actuelle de « sortir de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable » c’est donc lutter contre les systèmes religieux ou sectaires créés par les castes sacerdotales anciennes ou modernes, et donc suivre la voie inverse de celle de René Guénon, cet idiot utile de l’Islam.

Mais Guénon ne crée pas de nouvelle religion, il se contente de légiférer de manière prétentieuse sur les voies légitimes et illégitimes.

Et la naissance des religions anciennes comme judaïsme, hindouisme, christianisme ou Islam est enrobée de mystère, la plus facile à étudier scientifiquement est la plus récente l’Islam sauf que nous n’avons à notre disposition que la Vulgate d’Othman, c’est à dire le texte coranique « uniformisé » par ce calife, ce qui permet aux prosélytes islamiques que l’islam est la seule version authentique de la parole de Dieu, sans ajouts ou falsifications d’origine humaine : évidemment toutes les versions antérieures ont été détruites.

Mais si par hasard on retrouvait l’une de ces versions antérieures, comme on a retrouvé en 1945 à Nag Hammadi en Égypte des manuscrits en copte parmi lesquels l’Evangile de Thomas, cela serait une révolution qui coulerait complètement l’Islam. Mais il y a peu de chances car ces versions antérieures se trouvaient sur des supports naturels comme écailles, coquillages, feuilles et écorces d’arbres, elles ont du se dégrader complètement pour celles qui n’ont pas été détruites par les agents d’Othman.

Mais il se trouve que nous avons un exemple moderne d’essai de création d’une nouvelle religion venant selon les termes de son créateur Rudolf Steiner « remplacer et abolir » les autres et aussi abolir les « sciences matérialistes » : l’anthroposophie, créée à partir de la théosophie de Blavatsky au début du 20 eme siècle.

Et nous avons à notre disposition TOUS les documents nécessaires pour étudier ces deux sectes, en accès libre sur le web., voir entre autres:

Rudolf Steiner archive

Rudolf Steiner est cependant d’ une stature intellectuelle et humaine bien supérieure à tous les autres, fût ce Blavatsky ou le fondateur de la scientologie Lafayette Ron Hubbard, un ivrogne et un escroc sans envergure et psychiquement malade (de plus l’Eglise de scientologie ne diffuse pas les documents gratuitement sur le web, elle n’est qu’une bande de voleurs visant le profit financier ce qui n’est pas le cas de la secte anthroposhique qui recherche bien plus que l’argent : le pouvoir d’asservir les âmes et d’empêcher l’évolution spirituelle.

Avec l’anthroposophie nous disposons d’un laboratoire absolument prodigieux pour lutter contre l’obscurité propagée par les castes sacerdotales.

Et il est nécessaire aussi, puisque Steiner a copié sur la théosophie de Blavatsky, d’étudier celle ci, comme René Guénon l’a fait dans son livre « Le théosophisme histoire d’une pseudo-religion », dont le texte est ici:

‘René Guénon : le théosophisme histoire d’une pseudo-religion

Anthroposophie : pourquoi s’y intéresser ici? pour José Dupré bien sûr !

Je me suis intéressé à l’anthroposophie et à Rudolf Steiner par la lecture, puis je me suis rendu à des réunions conférences le samedi après-midi, Rue de la Grande Chaumière : j’ai alors tout de suite qu’il y avait un « problème » (en observant les autres intervenants ou auditeurs)

Le même phénomène s’est produit avec Alain Badiou : j’ai lu de manière admirative et passionnée « L’être et l’événement », puis à partir du moment où je me suis rendu au « Séminaire », j’ai là aussi décelé qu’il y a un « énorme problème » (surtout en Badiou lui même)… Mais pas pour les raisons que donne la presse « conforme » ( « c’est grave il critique la démocratie le vilain monsieur »)…

Or il faut absolument, sur un blog comme celui ci où l’on veut descendre jusqu’au fond des choses, s’intéresser à ces deux domaines, pas pour les mêmes raisons bien sûr.

Il faut s’intéresser à l’anthroposophie parce que c’est l’un des domaines de formation de José Dupré, l’un des auteurs actuels les plus importants selon moi.

Je suis en train de lire à tête reposée (pas facile en ce moment) l’énorme livre de plus de mille pages qui vient de sortir récemment :

« Itinéraire en devenir », voir:

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/2014/07/04/jose-dupre-itineraire-en-devenir/

Or quand il raconte son parcours dans la Société anthroposophique, il ne laisse planer aucune ambiguïté et les comportements qu’il décrit au plus haut niveau de la Société à partir de 1989 sont ceux à la fois d’une secte et d’un polit bureau d’un quelconque pays stalinien.

Mais il a su, tout en dénonçant dans le livre de 2004  » L’anthroposophie et la liberté » les dérives de Rudolf Steiner lui même à partir de 1900 ( quand il a « emprunté » la mythologie de la théosophie de Blavatsky et « mordu dans l’énorme gâteau chrétien » tout en prétendant trouver tout cela par ses propres « investigations spirituelles ») conserver ce qui était valable et bâtir une méthode de développement spirituel quasiment scientifique et axée sur la vérification permanente ( ce qui est exactement notre optique inspirée par Brunschvicg ici).

Exactement de la même façon que les plus important chez Descartes c’est la méthode.

Je donnerai juste ici quelques références de blog, celui de Grégoire Perra notamment qui a aussi été anthroposophe et cessé de l’être, voir notamment ces deux articles à méditer :

Une œuvre qui rend fou

et

Le milieu anthroposophique : une animalisation de la vie de la pensée

et aussi cet autre blog très différent, orienté sur le « Nouvel ordre mondial »:

http://steiner-anthroposophie-nwo.blogspot.fr/2013_08_01_archive.html

et celui ci:

Sagesse païenne foi chrétienne

Et voilà pourquoi Rudolf Steiner n’aimait pas Kant

Rien que le début de « Rêves d’un visionnaire » de Kant est éclairant, ce qui est bien normal pour le penseur des Lumières, conçues comme la sortie de l’humanité de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable, ou encore sortie définitive hors de « l’obscurité »:

http://fr.wikisource.org/wiki/Rêves_d’un_homme_qui_voit_des_esprits,_expliqués_par_les_rêves_de_la_métaphysique

« Le royaume des ombres est le paradis des fantastes. Ils y trouvent une terre sans limites, où ils peuvent s’établir à vo­lonté. Grâce aux vapeurs hypocondriaques, aux contes des nourrices et aux miracles des cloîtres, les matériaux ne sau­raient leur manquer. Les philosophes esquissent le plan, le modifient ou le rejettent, suivant leur habitude. Rome la sainte y possède seule des provinces qui lui donnent de bons revenus. Les deux couronnes du monde invisible soutiennent la troisième, comme le diadème fragile de sa dignité terrestre, et les clefs qui ouvrent les deux portes de l’autre monde ouvrent en même temps d’une manière sympathique les coffres du monde présent. Ces droits du royaume spirituel, autant qu’on peut le prouver par les raisons de la politique, sont bien au-dessus de toutes les vaines objections des gens d’école, et l’usage ou l’abus qu’on en peut faire est trop respectable déjà pour qu’il soit né­cessaire de le soumettre à un si indigne examen. Mais les contes vulgaires qui trouvent tant de créance, et qui sont au moins si mal combattus, pourquoi donc circulent-ils si inutile­ment ou si impunément, ou pénètrent-ils jusque dans les so­ciétés savantes, quoiqu’ils n’aient pas en leur faveur la preuve tirée de l’utilité (argumentum ab utili), la plus persuasive de toutes ? Quel philosophe, placé entre les attestations d’un té­moin oculaire plein de bon sens et de la persuasion la plus ferme, d’une part, et la résistance intérieure d’un doute invin­cible, d’autre part, n’a pas fait quelquefois la plus sotte figure qu’on puisse imaginer ? Niera-t-il absolument la vérité de toutes ces apparitions ? Sur quelles raisons se fondera-t-il pour les réfuter ? »

Il suffit donc de lire ce livre pour ne plus perdre une seconde de son temps avec la théosophie de Blavatsky ou avec le Rudolf Steiner d’après 1900.

Et accessoirement pour avoir la seule réaction qui convient en regardant les films « Paranormal activity » 1, 2, 3, …, n,…:

Un énorme éclat de rire!

Enfin sauf bien sûr si l’on voit le film en compagnie d’une jolie demoiselle apeurée qui cherche la protection de votre main, ou de votre épaule..

Mais là nous sortons du domaine de la philosophie, qui non seulement doit se garder d’être édifiante mais aussi caresseuse…

Déodat Roché et l’anthroposophie

Deodat Roché et l’anthroposophie

avec des développements sur Simone Weil et José Dupré.

A noter que ce dernier ne s’est pas séparé de Deodat Roché (dont il explique l’engouement pour l’anthroposophie) mais de Steiner, fondateur d’une secte redoutable ….

Voir:

Rudolf Steiner, l’anthroposophie et la liberté