Hoené Wronski : philosophie critique découverte par Kant

Hoené Wronski : philosophie critique découverte par Kant.

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Et voilà pourquoi Rudolf Steiner n’aimait pas Kant

Rien que le début de « Rêves d’un visionnaire » de Kant est éclairant, ce qui est bien normal pour le penseur des Lumières, conçues comme la sortie de l’humanité de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable, ou encore sortie définitive hors de « l’obscurité »:

http://fr.wikisource.org/wiki/Rêves_d’un_homme_qui_voit_des_esprits,_expliqués_par_les_rêves_de_la_métaphysique

« Le royaume des ombres est le paradis des fantastes. Ils y trouvent une terre sans limites, où ils peuvent s’établir à vo­lonté. Grâce aux vapeurs hypocondriaques, aux contes des nourrices et aux miracles des cloîtres, les matériaux ne sau­raient leur manquer. Les philosophes esquissent le plan, le modifient ou le rejettent, suivant leur habitude. Rome la sainte y possède seule des provinces qui lui donnent de bons revenus. Les deux couronnes du monde invisible soutiennent la troisième, comme le diadème fragile de sa dignité terrestre, et les clefs qui ouvrent les deux portes de l’autre monde ouvrent en même temps d’une manière sympathique les coffres du monde présent. Ces droits du royaume spirituel, autant qu’on peut le prouver par les raisons de la politique, sont bien au-dessus de toutes les vaines objections des gens d’école, et l’usage ou l’abus qu’on en peut faire est trop respectable déjà pour qu’il soit né­cessaire de le soumettre à un si indigne examen. Mais les contes vulgaires qui trouvent tant de créance, et qui sont au moins si mal combattus, pourquoi donc circulent-ils si inutile­ment ou si impunément, ou pénètrent-ils jusque dans les so­ciétés savantes, quoiqu’ils n’aient pas en leur faveur la preuve tirée de l’utilité (argumentum ab utili), la plus persuasive de toutes ? Quel philosophe, placé entre les attestations d’un té­moin oculaire plein de bon sens et de la persuasion la plus ferme, d’une part, et la résistance intérieure d’un doute invin­cible, d’autre part, n’a pas fait quelquefois la plus sotte figure qu’on puisse imaginer ? Niera-t-il absolument la vérité de toutes ces apparitions ? Sur quelles raisons se fondera-t-il pour les réfuter ? »

Il suffit donc de lire ce livre pour ne plus perdre une seconde de son temps avec la théosophie de Blavatsky ou avec le Rudolf Steiner d’après 1900.

Et accessoirement pour avoir la seule réaction qui convient en regardant les films « Paranormal activity » 1, 2, 3, …, n,…:

Un énorme éclat de rire!

Enfin sauf bien sûr si l’on voit le film en compagnie d’une jolie demoiselle apeurée qui cherche la protection de votre main, ou de votre épaule..

Mais là nous sortons du domaine de la philosophie, qui non seulement doit se garder d’être édifiante mais aussi caresseuse…