Un lien intéressant aux lisières de la philosophie et de l’anthroposophie

J’ai trouvé cet article sur le blog de Grégoire Perra:

Platon, Descartes et Steiner

Ce qu’il y a de plus intéressant chez Mr Grégoire Perra, c’est qu’il a eu le courage de pénétrer dans la caverne des fantômes , je veux dire devenir membre de la Société anthroposophique, et il retrace honnêtement son évolution:

« Au temps où je n’avais pas encore compris un certain nombre de choses et où je faisais encore partie de la Société Anthroposophique, j’écrivais des articles, dont certains paraissaient dans Les Nouvelles. Pendant leur rédaction, il m’arrivait de solliciter des avis. Je le fis ainsi avec l’article intitulé De l’Idéalisme à l’Anthroposophie1, demandant celui de Philippe Aubertin, tandis que sa rédaction en était quasiment achevée. Ce dernier m’envoya alors un certain nombre de remarques très négatives. Je ne jugeais pourtant pas utile d’en tenir compte, ni de repousser la publication prévue, considérant que nous avions-là une différence de points de vue tranchée et que, à mes yeux, ses remarques n’avaient pas de poids. Ce que je ne savais pas encore, c’est la confusion qui régnait dans l’esprit de Philippe Aubertin entre une demande d’avis et une demande d’accord. »

Son parcours ressemble beaucoup à celui de José Dupré, mis à part le fait que ce dernier est beaucoup plus vite devenu un « hérétique » tout en restant dans la Société plusieurs années.

Il parle ici d’Antoine Dodrimont, ancien prêtre, devenu président de la Société après Paul ‘Henri Bideau (de grande stature humaine) et cet A. V. dont José Dupré révèle l’ignominie.

Le thème de cet article est crucial pour les études de ce blog, puisqu’il concerne celui que j’appelle le Sauveur, à savoir Descartes, et Platon qui est pour Brunschvicg la vérité de la philosophie (le platonisme, non pas Platon ni ce que l’on appelle le néo-platonisme).

Steiner est au départ, avant 1900, un philosophe idéaliste, et le prétendu dépassement de l’idéalisme en anthroposophie, décrit par José Dupré, correspond à une chute retentissante, une régression de la lumière à l’ombre semblable à celle du Maître dans le récit de
Jaccottet « L’obscurité » qui est la trame de ce blog.

Je ne puis aller plus avant en ce moment, les événements démoniaques qui se passent en ce moment au Proche Orient m’empêchent absolument de penser.

Je laisse donc ce lien en réserve pour les lecteurs éventuels qui penseraient comme moi que ce n’est pas une complète perte de temps de s’intéresser encore à Steiner, après que ‘José Dupré ait démontré (entre autres) sa complète corruption intellectuelle après 1900.

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Anthroposophie : pourquoi s’y intéresser ici? pour José Dupré bien sûr !

Je me suis intéressé à l’anthroposophie et à Rudolf Steiner par la lecture, puis je me suis rendu à des réunions conférences le samedi après-midi, Rue de la Grande Chaumière : j’ai alors tout de suite qu’il y avait un « problème » (en observant les autres intervenants ou auditeurs)

Le même phénomène s’est produit avec Alain Badiou : j’ai lu de manière admirative et passionnée « L’être et l’événement », puis à partir du moment où je me suis rendu au « Séminaire », j’ai là aussi décelé qu’il y a un « énorme problème » (surtout en Badiou lui même)… Mais pas pour les raisons que donne la presse « conforme » ( « c’est grave il critique la démocratie le vilain monsieur »)…

Or il faut absolument, sur un blog comme celui ci où l’on veut descendre jusqu’au fond des choses, s’intéresser à ces deux domaines, pas pour les mêmes raisons bien sûr.

Il faut s’intéresser à l’anthroposophie parce que c’est l’un des domaines de formation de José Dupré, l’un des auteurs actuels les plus importants selon moi.

Je suis en train de lire à tête reposée (pas facile en ce moment) l’énorme livre de plus de mille pages qui vient de sortir récemment :

« Itinéraire en devenir », voir:

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/2014/07/04/jose-dupre-itineraire-en-devenir/

Or quand il raconte son parcours dans la Société anthroposophique, il ne laisse planer aucune ambiguïté et les comportements qu’il décrit au plus haut niveau de la Société à partir de 1989 sont ceux à la fois d’une secte et d’un polit bureau d’un quelconque pays stalinien.

Mais il a su, tout en dénonçant dans le livre de 2004  » L’anthroposophie et la liberté » les dérives de Rudolf Steiner lui même à partir de 1900 ( quand il a « emprunté » la mythologie de la théosophie de Blavatsky et « mordu dans l’énorme gâteau chrétien » tout en prétendant trouver tout cela par ses propres « investigations spirituelles ») conserver ce qui était valable et bâtir une méthode de développement spirituel quasiment scientifique et axée sur la vérification permanente ( ce qui est exactement notre optique inspirée par Brunschvicg ici).

Exactement de la même façon que les plus important chez Descartes c’est la méthode.

Je donnerai juste ici quelques références de blog, celui de Grégoire Perra notamment qui a aussi été anthroposophe et cessé de l’être, voir notamment ces deux articles à méditer :

Une œuvre qui rend fou

et

Le milieu anthroposophique : une animalisation de la vie de la pensée

et aussi cet autre blog très différent, orienté sur le « Nouvel ordre mondial »:

http://steiner-anthroposophie-nwo.blogspot.fr/2013_08_01_archive.html

et celui ci:

Sagesse païenne foi chrétienne