Soutien inconditionnel à ISRAËL

Dans l’article précédent, qui contenait les prolégomènes à celui ci:

Soutien à ISRAËL : prolégomènes platoniciens et cartésiens

j’ai dit que la « sortie de l’humanité hors de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable », qui est la tâche des Lumières selon Kant, consistait à s’orienter dans la pensée avec une certitude analogue à celle du Cogito, qui constitue le seuil, la porte, l’entrée sur le « long et difficile chemin qui de l’enfer mène à la lumière »: ceci répond aux deux phrases lues ou entendues par Descartes lors du troisième songe lors de la fameuse nuit du 10 au 11 novembre 1619, qui sont « Quod vitae sectabor iter? » ( orientation non pas selon la tradition et ses préjugés mais selon la Raison universelle, valable selon Descartes « aussi bien pour les chrétiens que pour les Turcs ») et « Est et non » (oui ou non, vrai ou faux, orientation selon l’esprit de vérité qui doit se faire selon une certitude absolue).

Or nous voyons immédiatement ici apparaître deux difficultés majeures, deux apories même : qu’en est il de la liberté de choix entre deux options si nous savons de manière certaine que seul le choix de l’une correspond à la vérité, et si nous savons laquelle est juste ? Et en particulier, concernant l’orientation vis à vis des grands problèmes politiques, comment concilier la diversité des opinions, souhaitable en démocratie, avec cette certitude alléguée d’une seule voie possible ? Cela ressemble fort au communisme, ou à l’Islam et à la Shari’a.

Prenez un chef d’œuvre remarquable du cinéma qui est passé à la télévision récemment : « L’armée des ombres » de Jean Pierre Melville.

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/armeedesombres.htm

Pour nous qui vivons maintenant, le choix était clair : il fallait opter pour la Résistance.

Et pourtant il existe encore des partisans de Pétain; et pour ceux qui vivaient à l’époque, tout n’était pas aussi clair, l’armée française avait été vaincue, écrasée même, l’ennemi occupait une partie du territoire, et la plupart des gens n’avaient pas sur la nature réelle du nazisme les informations que nous possédons maintenant.

Et le chef d’œuvre de Melville (qui a fait le choix de la résistance à l’époque) nous montre que le milieu de ceux qui ont fait le choix du courage n’était pas une communauté de saints ( et cela nous le savons par l’œuvre des historiens, avant de le savoir par le film): il y avait des traîtres, des gens aux motivations et aux comportements ambigus, entre résistance et collaboration, entre héroïsme désintéressé et gangstérisme.

Mais descendons d’un cran dans la généralité et venons en à notre problème particulier : celui d’ ISRAËL et du sionisme, qui fait l’objet ces jours ci d’une guerre de plus en plus violente sur le terrain par les armes, et dans les débats par les mots utilisés.

Ici aussi je voudrais faire appel à un film, un chef d’œuvre aussi de Sidney Lumet réalisé en 1964, et qui coïncidence vient de ressortir en version restaurée dans des salles parisiennes:

« Le prêteur sur gages » (« The pawnbroker ») avec Rod Steiger qui fait une composition remarquable dans le rôle de Sol Nazerman, qui a perdu tous ceux qu’il aimait dans les camps d’extermination et mène aux USA depuis sa fuite d’Allemagne une vie solitaire et désespérée, se montrant intraitable en « affaires »:

Sidney Lumet : le prêteur sur gages 1964

Il y aurait énormément à dire sur ce film extraordinaire, qui me confirme dans l’idée que Sidney Lumet est le plus grand réalisateur américain (car si Kubrick a été incapable de réaliser ce film sur la Shoah qu’il rêvait de mener à bien, Lumet a fait beaucoup mieux avec cette œuvre sur un revenant des camps, revenant dans tous les sens du terme car il est vraiment mort spirituellement), mais je veux juste ici signaler la scène où Sol Nazerman pressé de questions par son jeune commis portoricain sur « comment gagner de l’argent ? » Il se laisse aller, alors que d’habitude il est si taciturne, à une tirade de 10 minutes sur l’histoire des juifs de la diaspora, « sans armée et juste munis d’une grande légende barbue », et quand il en vient à ce qui leur a permis de tenir bon malgré les haines et les persécutions universelles (il y a même de nombreux antisémites au ‘Japon, où il n’y a jamais eu de communautés juives), il parle de l’orgueil d’être unique, face à tous les autres.

Un peuple pas sûr de lui ni dominateur (enfin pas forcément) mais contre tous les autres, et unique…..et cette situation provient évidemment des mythes de la Torah, et elle prévaut depuis l’Exil.
Or ceci n’est pas une bonne chose, ni pour les juifs, ni pour les autres!

Ce n’est bon ni pour un individu , encore moins pour un peuple qui n’a pas d’armée ni de pays..

On comprend donc ma ligne d’argumentation, qui me semble imparable : cette situation n’est bonne ni pour les juifs, ni pour les autres, il convient donc de la remplacer par une autre plus satisfaisante pour tout le monde, et pour cela il n’y a pas trois solutions : soit les juifs disparaissent (solution finale d’Hitler ou du Hamas), soit les non juifs disparaissent par conversion générale au judaïsme (j’ai l’esprit taquin ce soir) soit les juifs ont un pays, un état moderne et une armée : ISRAËL et ‘Tsahal.

Seule la troisième solution est envisageable rationnellement et humainement.

Mais pourquoi avoir fait alors précéder cet article du précédent consacré aux « prolégomènes platoniciens et cartésiens »?

Soutien à ISRAËL : prolégomènes platoniciens et cartésiens

Depuis que j’ai commencé à écrire cet article-manifeste, des évènements graves se sont déroulés dans notre pays, à Paris notamment des manifestants pro-Hamas (plutôt que pro-palestiniens, j’espère que tout le monde comprend la différence) ont crié « mort aux juifs! Allahou akbar ! » sans être inquiétés par la police française, d’autres ont tenté d’incendier deux synagogues à l’aide de cocktails Molotov, « espérant » ainsi brûler vifs tous les religieux juifs se trouvant à l’intérieur, voir :

http://ripostelaique.com/paris-150-juifs-attaques-par-des-pro-palestiniens-dans-la-synagogue-de-la-roquette.html

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/france-manif-pour-gaza-loccasion-de-proferer-des-insultes-antisemites/

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/france-les-pro-palestiniens-sont-des-islamistes-radicaux-quil-faut-interdire-en-france/

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/lhorreur-antisemite-est-en-marche-en-france-par-guy-milliere/

On se croirait ici revenus aux heures les plus sombres de notre histoire, et cette situation n’est pas nouvelles en France : il y a environ 25 ans, d’autres musulmans fanatisés défilaient en plein Paris en appelant au meurtre de l’écrivain Salman Rushdie.

Nous héritons cette situation tragique d’époques anciennes, d’avant la ligne de partage des Temps qui coïncide avec la révolution scientifique et philosophique du cartésianisme :

http://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

partage qui se situe précisément au cours de la nuit de la Saint Martin du 10 au 11 novembre 1619, nuit des trois songes de Descartes, où entre en scène l’ Esprit de Vérité destiné à supplanter le ou les dieux des nourrices : Dieu des philosophes et des savants, et non le Dieu d’Abraham.

Esprit de Vérité universel et géomètre, qui déjà animait le philosophe Thalès qui s’attira le rire d’une servante Thrace, qui elle situait les dieux sous terre et croyait naïvement que « le grec » (qui était en fait un asiatique) situait les siens au ciel , et ne connaissait donc pas « les vrais dieux, les plus puissants », qui étaient évidemment les siens, ceux de la Thrace:

http://horreurislamique.wordpress.com/le-rire-de-la-servante-de-thrace/

De Thalès à Descartes en passant par Platon la conséquence est bonne, à condition de ne pas confondre le Platon mythologue, celui du Timée, avec le Platon mathématicien, celui du Parménide.

Avant la ligne de partage des Temps, avant la nuit de songes (prophétique, si ‘l’on veut) du Sauveur  le 10-11 novembre 1619, , suivie 18 ans plus tard du traité universel de la seconde naissance, l’humanité était incapable de sortir des Ténèbres qui lui avaient valu au 16 ème siècle  les atroces guerres de religions : car le Dieu d’Abraham, dieu des nourrices , dieu d’une servante de Thrace qui aurait pris la « grosse tête », grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf, est le dieu des guerres de religions, dieu du mytère et dieu des arméees auquel l’esprit, qui est l’Esprit de Vérité de Thalès et Descartes, se refuse.

Or le temps des guerres de religions semble revenir, voire définitivement revenu. Mais nous avons maintenant de quoi répondre à ces ténèbres opaques, « ténèbres visibles » que Milton décrit ainsi dans la vision de Satan (qui n’est autre que l’homme déchu, non libéré de l’obscurité) au Livre I du Paradise lost :

http://www.dartmouth.edu/~milton/reading_room/pl/book_1/

« At once as far as Angels kenn he views
The dismal Situation waste and wilde, [ 60 ]
A Dungeon horrible, on all sides round
As one great Furnace flam’d, yet from those flames
No light, but rather darkness visible
Serv’d onely to discover sights of woe,
Regions of sorrow, doleful shades, where peace [ 65 ]
And rest can never dwell, hope never comes
That comes to all; but torture without end
Still urges, and a fiery Deluge, fed
With ever-burning Sulphur unconsum’d:
Such place Eternal Justice had prepar’d [ 70 ]
For those rebellious.. »

ce que Chateaubriand traduit ainsi :

« D’un seul coup d’œil, et aussi loin que perce le regard des anges, il voit le lieu triste dévasté et désert : ce donjon horrible, arrondi de toutes parts, comme une grande fournaise flamboyait. De ces flammes point de lumière, mais des ténèbres visibles servent seulement à découvrir des vues de malheur ; régions de chagrin, obscurité plaintive, où la paix, où le repos ne peuvent jamais habiter, l’espérance jamais venir, elle qui vient à tous ! Mais là des supplices sans fin, là un déluge de feu, nourri d’un soufre qui brûle sans se consumer.

Tel est le lieu que l’Eternelle Justice prépara pour ces rebelles ; ici elle ordonna leur prison dans les Ténèbres extérieures ; elle leur fit cette part, trois fois aussi éloignée de Dieu et de la lumière du ciel que le centre de la création l’est du pôle le plus élevé. Oh ! combien cette demeure ressemble peu à celle d’où ils tombèrent ! »

cette demeure c’est la nôtre !

Mais, si c’est le NON (de la détermination qui est négation) qui brûle (comme le dit Angelus Silesius)  dans l’Enfer qui est notre demeure (l’enfer est pour les héros !) , on en sort par le OUI, soyons logique !

Oui non, 1-0, vrai-faux : on sort de l’enfer des guerres de religions (entre autres joyeusetés) par l’Esprit de Vérité, qui est aussi l’Esprit du Messianisme réévalué.

Car si « nous avons toujours du mouvement pour aller plus loin » (Malebranche le cartésien) alors il n’y aura pas d’épiphanie de la Vérité, nous pourrons toujours nous orienter vers le « pays des vérités » mais non habiter définitivement cette « terre promise ».

Ce qui signifie que tout homme se présentant comme « Messie » est un imposteur : et le dernier cas est celui du rabbin Shabbataï Tsevi se convertisant à l’Islam, destructeur du judaïsme, mais là encore le Sauveur était présent en la personne de Baruch Spinoza, héritier de Descartes, qui vivait à la même époque.

De même tout homme se présentant comme un Sage complet : et si Hegel est bien tel que le décrit Alexandre Kojève, alors il est bien un imposteur.

Descartes n’est li Messie ni Sage complet (il y a de nombreuses erreurs chez lui, notamment sa physique) : il est le Sauveur, le Rédempteur uniquement parce qu’il nous donne le critère pour reconnaître les imposteurs.

Et c’est seulement depuis cette ligne rationaliste, idéaliste  et spiritualiste que nous pouvons « briser les Ténèbres visibles » et répondre aux servantes de Thrace (qui sont maintenant voilées) par l’effort viril de la recherche indéfinie de la vérité dans la science et la philosophie.

La Torah n’est pas la Sagesse,elle n’est pas du tout inaccessible, et la meilleure preuve en est que Shabbatai Tsevi et Jacob Frank ont voulu la violer, et y ont en quelque manière réussi. En plus ils croyaient réaliser ainsi ses volontés cachées, clamant que « c’est en violant la Torah qu’on accomplit la Torah », c’est l’histoire de tous les violeurs, hélas…

On se méprendrait complètement sur le sens de cet article si l’on y voyait un nouveau réchauffé biblico-talmudique destiné à asseoir les prétentions juives sur un lopin de terre et de vieux monuments, et comme je l’ai déjà dit une bonne part des juifs antisionistes sont traditionalistes, ils ne veulent pas renoncer au mythe de l’élection.

Mais il se fait que nous avons maintenant l’antidote , depuis Descartes, au poison de la passion triste qui se nomme « antisémitisme » (et de quelques autres poisons passionnels) et cet antidote, l’esprit universel de vérité, consiste en cette affaire à reconnaître que les religions du Dieu unique en trois exemplaires n’ont aucune valeur de vérité, elles sont de nature ethnique, même celles qui prétendent à l’universalité, réservée à la science et à la réflexion sur la science qui est la philosophie.

Tout ce qui se situe en dehors du « pays de la vérité », ou pays des théorèmes, est caduque, comme dirait Arafat.

Mais il faut se garder de tout mélanger : il y a de très grandes choses dans la Bible, il n’y en a aucune dans le Coran, qui est comparable à un paquet de tracts de nature politique d’un mauvais goût achevé.

Le christianisme à besoin du judaïsme, qu’il prétend accomplir , par contre l’Islam prétend rectifier les deux Révélations précédentes qui seraient falsifiées par les humains.

Sa volonté implicite est donc de supprimer la première Révélation, considérée comme une « mère infidèle » (la seconde est un frère concurrent) car une fois effacées les traces de cette matrice juive, ne resterait que la vérité absolue et divine que le Coran prétend apporter (mais qui consiste juste en les slogans au bas des tracts coraniques, les sourates).

Tel est le sens de l’antisémitisme coranique : effacer toute trace de ce qui serait un « avant » la vérité prétendue (et qui est pour le coup vraiment falsifiée), toute trace de cette mère détestée et méprisée.

Aussi est il crucial , pour contrer cette manipulation, que les trois « monothéismes » demeurent, avec chacun sa capitale : Rome pour le christianisme, La Mecque pour l’islam, et Jérusalem pour le judaïsme.

Et ceci n’est évidemment possible que si ISRAËL continue à exister.

Ce n’est que sous cette condition que l’esprit de Vérité pourra jouer son rôle en limitant et réévaluant les tois révélations à leur portée ethnique, sans aucun lien avec la vérité universelle.

Sinon l’humanité (islamisée ou en guerre contre elle même) serait définitivement enfermée dans les Ténèbres.

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« Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ? » : un film antisémite

Pourquoi ai je choisi « L’obscurité » comme titre de ce blog ? Cela fait référence au titre de l’extraordinaire (sous sa forme tout à fait ordinaire) récit de Philippe Jaccottet paru en 1961 : http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Obscurit%C3%A9   http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Jaccottet   et j’ai déjà reblogué ici cet article sur ce livre: http://brumes.wordpress.com/2014/03/29/face-a-la-nuit-lobscurite-de-philippe-jaccottet/   Lorsque je l’ai lu la première fois, ce devait être dans les années 2000, j’ai été stupéfait, bouleversé, comme touché par une explosion nucléaire spirituelle. Je crois me souvenir que je n’ai pas pu lire autre chose pendant plusieurs mois, ni même faire de mathématiques, ni rien d’autre d’ailleurs : je suis resté cloîtré chez moi….sans rien faire d’autre que « digérer » ce récit profondément troublant. Et aujourd’hui, plus de dix ans après, je « vis » en quelque sorte ce récit, en plongeant dans l’Obscurité « pour mon propre compte »… J’ai entendu l’an dernier dans une émission de Finkielkraut une phrase proprement effrayante, mais combien vraie (c’est ce que je vis en ce moment) à propos de la dépression de deuil qui peut vous saisir (« le mort saisit le vif ») après la disparition d’une personne chère , c’était à peu près : « le disparu semble vous attirer sous terre, vers la mort » mais il y a aussi un versant collectif de l’Obscurité, et c’est ce que l’humanité contemporaine, française notamment, voit venir à sa rencontre. Et je voudrais ici pointer le regard vers un tout petit point, mais combien important, de cette « obscurité collective » : Le film « 24 jours » sur le meurtre antisémite sous des tortures atroces d’Ilan Halimi fait un flop, à l’inverse le film « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu? » a un succès spectaculaire au bout de quelques jours, qui laisse présager qu’il sera au même niveau que « Bienvenue chez les chtis » et « Intouchables », voire les dépassera. Je ne suis pas le seul à avoir remarqué ce fait, et à le déplorer : http://www.jforum.fr/forum/france/article/antisemitisme-2-films-en-miroir-et   «… » Ce film, dit-il, « permet aux Français de se détendre, de manifester que eux ils ne sont pas comme çà, dans la xénophobie, pas dans des tensions très vives comme on a pu en voir avec l’affaire Dieudonné ou le mariage pour tous. Çà dédramatise une vision parfois un peu négative de l’étranger ». Remarquons à propos de ce dernier terme que, dans la signalétique du film et ce qu’écrit ce sociologue, le personnage juif est compté parmi les figures de l’étranger, parmi lesquels on trouve un Noir, un Asiatique et un Musulman. Le référent « français » est censé être catholique.

En somme, si tout baigne à ce point en France, autant passer en pertes et profits de la « convivance » et du « vivre ensemble » l’antisémitisme actuel et le meurtre d’Ilan Halimi. Autant l’ignorer, ne pas se confronter à l’indice inquiétant de l’état de la société qu’il représente, autant revigorer la bonne conscience. Après tout l’antisémitisme n’est que le produit de « tensions inter-communautaires« .» ou, en d’autres termes : les français préfèrent massivement se voiler la face et « faire l’autruche » que de regarder en face le « nouvel antisémitisme » dont l’horrible affaire Halimi a pourtant été une révélation sombre et indéniable. J’ai vu les deux films, et je dois dire que « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu? » est encore pire que je ne le croyais : parce que, comme le dit Eric Zemmour, c’est un film très marrant, toute la salle est pliée en deux d’un bout à l’autre, et pour de mauvais motifs, à cause des allusions « racistes » qui fusent , venant non seulement des « blancs catholiques » mais aussi des autres…(mais je me suis déjà expliqué ailleurs sur l’absurdité de ce pseudo-concept de « racisme » j’ai eu tellement honte en sortant d’avoir apporté mon obole à cette messe noire collective que j’ai été voir « 24 jours » une seconde fois, pour faire équilibre, et je l’ai trouvé encore meilleur que la première fois : et pourtant dieu sait si je n’aime pas les films d’Arcady d’habitude… Ce qui est antisémite bien sûr dans « Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu » c’est le fait que les juifs soient traités sur le même plan que les musulmans et les africains, qui ne sont installés massivement en France et en Europe que depuis 40 ans, à la faveur de la mondialisation qui est l’Histoire excrémentielle (ravalant l’humain au consommateur-producteur) de la Fin des Temps. Alors que des communautés juives sont présentes sur le sol français (enfin gaulois à l’époque) avant l’ère chrétienne, et donc bien avant la conversion de Clovis, qui marque le baptême de la France. Bien entendu, tout ceci n’est que mon opinion et je ne veux surtout pas être un « donneur de leçons » : la lutte contre l’Obscurité qui est le sens de ce blog, c’est d’abord et uniquement la lutte contre celle qui m’enserre et m’entraine vers le bas… »là où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Mais comment ne pas voir que l’obscurité individuelle et la collective sont interdépendantes et se mêlent : pas tout à fait comme l’eau et l’huile, non non plus comme le lait et le café ? voici un blog afro-centriste américain qui explique pourquoi le métissage forcené n’est pas la solution et est même une supercherie (« delusional ») dans un monde occidental qui se prétend « post-racial »: http://yoknyamdabale.wordpress.com/2011/09/06/reasons-why-white-women-prefer-black-men/