José Dupré : itinéraire en devenir

J’ai déjà annoncé ici la parution mi juin du tome 1 du nouveau livre de José Dupré : « Itinéraire en devenir: rencontre avec le monde et les vivants » et me le suis procuré récemment.

Le nouveau livre de José Dupré

On peut l’acheter dans toutes les librairies en ligne, mais aussi par courrier à sa maison d’éditions :

La Clavellerie,

F-24650 Chancelade

La révolution de pensée José Dupré

Il s’agit d’un livre de plus de mille pages où cet auteur, qui est sans doute le plus important encore en vie dans le domaine de la Pensée, livre son témoignage sur sa vie et son œuvre, et par là même sur l’histoire événementielle et spirituelle depuis 1940.

Il ne donne jamais la date exacte de sa naissance, ce qui est compréhensible puisqu’il s’exprime du point de vue transcendantal du Moi réflexif, comme Fichte ou Steiner: la première date précise qu’il donne est celle d’une fête dont il se souvient parfaitement le 2 juillet 1939.

D’après plusieurs indices on peut supposer qu’il est né entre juillet 1935 et juin 1936.

Il a donc connu la guerre et ses horreurs avec les yeux et les impressions d’un enfant de moins de 10 ans, et consacré à cette période de sa vie les deux premiers chapitres du livre.

Je dis dans l’article plus haut de José Dupré qu’il est un, le penseur providentiel (le seul encore vivant, qui peut donc témoigner, intervenir en personne) pour notre époque.

Cela sonne bien « religieux »!

Je persiste et signe car il y a deux sens du mot « religieux » : celui qui se contente des deux ordres de la chair (de la vie et de la matière) et de l’esprit, et celui qui en introduit un troisième : ordre de la grâce surnaturelle, de la charité, ..

A la limite, l’athéisme véritable serait le monisme de la matière et de la vie, Brunschvicg comme José Dupré affirment l’immanence de l’Esprit et l’inanité du « Dieu » qui est illusion et mensonge vital : le Dieu du monothéisme abrahamique.
Il serait cependant aventureux d’opposer Dupré à Pascal de la même façon tranchée que Brunschvicg dans la querelle de l’athéisme de 1928: Dupré admire Simone Weil, qui est en quelque sorte disciple de Pascal, comme le montre Jacques Julliard dans son livre récent : « Le choc Simone Weil ».

Lorsque je dis « providentiel » je ne fais que me référer à l’immanence radicale de l’esprit, qui est l’Un-en-un, je n’imagine pas du tout une Déité supra-céleste dont ce penseur serait l’Envoyé.

Le témoignage de José Dupré dans les deux premiers chapitres n’est pas seulement historique, et il n’est semblable à aucun autre que j’aurais pu lire ou écouter (de la part de mon père qui a connu cette époque, mais il avait 10 ans de plus).

Nous voyons là une individualité spirituelle se former au contact de cette réalité atroce de l’Occupation, et un enfant prendre conscience de la « racine ténébreuse du monde », et du caractère tragique de l’existence humaine.

Mais la plus grande tragédie n’est elle pas l’oubli de cette tragédie, dans les « distractions », comme en ce moment le football au Brésil, ou bien dans le confort illusoire des religions instituées et de leur base mythologique ?

Parole de José Dupré à propos de la Libération ( à laquelle il assisté à Limoges) :

« Je sais maintenant que le Mal prit d’autres couleurs, avec moins de franchise, qu’au moins ceux là (i e les nazis) avaient eue..« 

Une réflexion sur “José Dupré : itinéraire en devenir

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