José Dupré : les systèmes religieux contre l’évolution spirituelle

Depuis que j’ai commencé mon activité « bloggueuse » en 2005, j’ai certainement écrit des tas de bêtises, et c’est tout à fait normal, quelqu’un qui ne ferait jamais d’erreur ne serait pas humain.

En fait, et là je parle des années 2009-2010 et du blog maintenant supprimé (par mes soins) « Recherche de la vérité », j’ai péché (mea culpa, mea maxima culpa) parce que dans mon souci de lutter contre l’Islam, qui est le mouvement sectaire ou le faisceau de mouvements sectaires le plus dangereux à notre époque, j’ai eu tendance à oublier un peu la nocivité des autres « religions » ou sectes, terme plus approprié qui provient du mot latin signifiant « suivre »: il est seulement demandé aux adeptes de suivre les indications du Maître, or la spiritualité ne peut être qu’activité.

Je ne regrette aucunement mon activité anti-Islam qui continue sur le blog « Horreur islamique » mais ici où j’essaye d’aller le plus possible au fond des choses, je dois me placer au niveau le plus grand de généralité, et celui ci se résume à cette « inversion » de la fameuse formule de Pascal dans le mémorial suite à l’illumination du lundi 23 novembre 1654:

Mémorial de Blaise Pascal

« Depuis environ 10 heures et demie du soir jusques environ minuit et demi,

Feu.

«Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob» non des philosophes et des savants

Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
Deum meum et Deum vestrum (mon Dieu et votre Dieu)
«Ton Dieu sera mon Dieu»
Oubli du monde et de tout, hormis Dieu.
Il ne se trouve que parmi les voies enseignées dans l’Évangile.
 »

Ceci n’est que le début de ce texte prodigieux qu’il faudrait étudier à fond, mais il me suffit ici de m’arrêter sur les mots:

« Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix »
où l’on constate que les registres de l’intellect ( certitude) et celui du sentiment ou du confort psychique et mystique ( sentiment joie paix) sont mélangés.

Or ils ne doivent jamais être mélangés : le salut véritable est purement intellectuel (cf Spinoza), le sentiment de joie pure et continue est seulement un résultat, en aucun cas une preuve, car il existe beaucoup d’imbéciles heureux.

C’est ce qui me conduit, en suivant la « Querelle de l’athéisme » de Brunschvicg:

La querelle de l’athéisme de Brunschvicg

à inverser la phrase de Pascal en:

« Dieu des philosophes et des savants, non d’Abraham, Isaac et Jacob »

Ai je raison ?

José Dupré quant à lui choisit d’éviter totalement le terme « Dieu » qui est un virus dangereux et évoque irrésistiblement le Dieu transcendant et personnel..

Mais j’ai rencontré dans ma lecture de son dernier livre « Itinéraire en devenir » un passage d’un niveau de généralité maximal, cela se situe au chapitre 6 « Écriture et libre recherche » page 112, paragraphe titré :

« Les systèmes religieux contre l’évolution spirituelle »

Le « sens » de l’existence humaine, c’est la révélation progressive de l’esprit immanent en l’homme (ordre de l’esprit de Brunschvicg) qui évolue progressivement en dépassant l’animalité (ordre de la chair)

Cette évolution (révélée par la science, en opposition totale avec le créationnisme biblique et les billevesées de la théosophie de Blavatsky recopiée par Rudolf Steiner qui prétendait avoir vu tout cela uniquement par son investigation spirituelle de la « chronique de l’Akasha ») est donc orientée, elle a un « sens », mais pas de fin (dans aucun des deux sens de ce mot).

Or nous nous trouvons, sans doute depuis les premières formes d’art des peintures sur les parois des grottes (Lascaux, etc..) ou peut être même en remontant aux hommes de Néanderthal (qui enterraient leurs morts) à la période intermédiaire où l’homme émergeant progressivement de l’animalité s’éveille à la conscience objective de la réalité, dynamisant ainsi la mise en œuvre du Mal tout autant que du Bien, dans des proportion presqu’île imitées, surtout depuis qu’il a à sa disposition les armes inventées par la technoscience.

Dans ces conditions il est inéluctable que les individus les plus évolués aient entrepris depuis toujours de contrôler ces foules d’humanoïdes voire de « demi-singes » ( ce qui est encore le cas à notre époque) en « agissant au moyen de rites, de mythes et de croyances sur la source de leurs comportements : le psychisme ».

Ces individus « plus évolués » (relativement) ce sont les castes sacerdotales qui le plus souvent ne croient pas elles mêmes aux balivernes qu’elles font gober aux « demi-singes » mais s’en servent pour gagner une position de pouvoir et de richesse : c’est le cas des Sadducéens matérialistes et athées qui dirigeaient le Temple à l’époque de Jésus, ou de la caste des Brahmanes en Inde, ou des nazaréens qui ont écrit le Coran sur plus de deux siècles et ont créé l’Islam, cette machine de guerre perpétuelle destinée à conquérir le monde et à imposer à toute l’humanité la Shari’a, loi prétendument divine : mais j’ai déjà démontré ailleurs qu’Allah, c’est tout simplement les gourous de Mahomet auteurs du Coran.

Ne nous faisons pas d’illusions ces « castes » existent aussi dans la science et la philosophie (les philosophes nazis, ou marxistes, ou les escrocs « nouveaux philosophes » dont le plus virulent est Bernard Henry Lévy).

Seulement l’apparition de la science moderne il y a 4 siècles change la donne en permettant à tout le monde de vérifier les affirmations des scientifiques: c’est le sens de l’affirmation de Brunschvicg selon laquelle « l’émergence d’une physique mathématique venant remplacer la physique aristotélicienne est un changement d’axe de la vie religieuse »

Cela ne veut évidemment pas dire que la physique est une nouvelle religion!

Et Julien Benda vise aussi ces castes sacerdotales « modernes » des prétendus « intellectuels » dans son livre célèbre qui est en accès gratuit sur le site web des Classiques des sciences sociales:

« La trahison des clercs »

Accomplir l’œuvre des Lumières en permettant à l’humanité, ou plutôt à l’hominité encore animalisée actuelle de « sortir de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable » c’est donc lutter contre les systèmes religieux ou sectaires créés par les castes sacerdotales anciennes ou modernes, et donc suivre la voie inverse de celle de René Guénon, cet idiot utile de l’Islam.

Mais Guénon ne crée pas de nouvelle religion, il se contente de légiférer de manière prétentieuse sur les voies légitimes et illégitimes.

Et la naissance des religions anciennes comme judaïsme, hindouisme, christianisme ou Islam est enrobée de mystère, la plus facile à étudier scientifiquement est la plus récente l’Islam sauf que nous n’avons à notre disposition que la Vulgate d’Othman, c’est à dire le texte coranique « uniformisé » par ce calife, ce qui permet aux prosélytes islamiques que l’islam est la seule version authentique de la parole de Dieu, sans ajouts ou falsifications d’origine humaine : évidemment toutes les versions antérieures ont été détruites.

Mais si par hasard on retrouvait l’une de ces versions antérieures, comme on a retrouvé en 1945 à Nag Hammadi en Égypte des manuscrits en copte parmi lesquels l’Evangile de Thomas, cela serait une révolution qui coulerait complètement l’Islam. Mais il y a peu de chances car ces versions antérieures se trouvaient sur des supports naturels comme écailles, coquillages, feuilles et écorces d’arbres, elles ont du se dégrader complètement pour celles qui n’ont pas été détruites par les agents d’Othman.

Mais il se trouve que nous avons un exemple moderne d’essai de création d’une nouvelle religion venant selon les termes de son créateur Rudolf Steiner « remplacer et abolir » les autres et aussi abolir les « sciences matérialistes » : l’anthroposophie, créée à partir de la théosophie de Blavatsky au début du 20 eme siècle.

Et nous avons à notre disposition TOUS les documents nécessaires pour étudier ces deux sectes, en accès libre sur le web., voir entre autres:

Rudolf Steiner archive

Rudolf Steiner est cependant d’ une stature intellectuelle et humaine bien supérieure à tous les autres, fût ce Blavatsky ou le fondateur de la scientologie Lafayette Ron Hubbard, un ivrogne et un escroc sans envergure et psychiquement malade (de plus l’Eglise de scientologie ne diffuse pas les documents gratuitement sur le web, elle n’est qu’une bande de voleurs visant le profit financier ce qui n’est pas le cas de la secte anthroposhique qui recherche bien plus que l’argent : le pouvoir d’asservir les âmes et d’empêcher l’évolution spirituelle.

Avec l’anthroposophie nous disposons d’un laboratoire absolument prodigieux pour lutter contre l’obscurité propagée par les castes sacerdotales.

Et il est nécessaire aussi, puisque Steiner a copié sur la théosophie de Blavatsky, d’étudier celle ci, comme René Guénon l’a fait dans son livre « Le théosophisme histoire d’une pseudo-religion », dont le texte est ici:

‘René Guénon : le théosophisme histoire d’une pseudo-religion

Anthroposophie : pourquoi s’y intéresser ici? pour José Dupré bien sûr !

Je me suis intéressé à l’anthroposophie et à Rudolf Steiner par la lecture, puis je me suis rendu à des réunions conférences le samedi après-midi, Rue de la Grande Chaumière : j’ai alors tout de suite qu’il y avait un « problème » (en observant les autres intervenants ou auditeurs)

Le même phénomène s’est produit avec Alain Badiou : j’ai lu de manière admirative et passionnée « L’être et l’événement », puis à partir du moment où je me suis rendu au « Séminaire », j’ai là aussi décelé qu’il y a un « énorme problème » (surtout en Badiou lui même)… Mais pas pour les raisons que donne la presse « conforme » ( « c’est grave il critique la démocratie le vilain monsieur »)…

Or il faut absolument, sur un blog comme celui ci où l’on veut descendre jusqu’au fond des choses, s’intéresser à ces deux domaines, pas pour les mêmes raisons bien sûr.

Il faut s’intéresser à l’anthroposophie parce que c’est l’un des domaines de formation de José Dupré, l’un des auteurs actuels les plus importants selon moi.

Je suis en train de lire à tête reposée (pas facile en ce moment) l’énorme livre de plus de mille pages qui vient de sortir récemment :

« Itinéraire en devenir », voir:

https://unedemeuresouterraineenformedecaverne.wordpress.com/2014/07/04/jose-dupre-itineraire-en-devenir/

Or quand il raconte son parcours dans la Société anthroposophique, il ne laisse planer aucune ambiguïté et les comportements qu’il décrit au plus haut niveau de la Société à partir de 1989 sont ceux à la fois d’une secte et d’un polit bureau d’un quelconque pays stalinien.

Mais il a su, tout en dénonçant dans le livre de 2004  » L’anthroposophie et la liberté » les dérives de Rudolf Steiner lui même à partir de 1900 ( quand il a « emprunté » la mythologie de la théosophie de Blavatsky et « mordu dans l’énorme gâteau chrétien » tout en prétendant trouver tout cela par ses propres « investigations spirituelles ») conserver ce qui était valable et bâtir une méthode de développement spirituel quasiment scientifique et axée sur la vérification permanente ( ce qui est exactement notre optique inspirée par Brunschvicg ici).

Exactement de la même façon que les plus important chez Descartes c’est la méthode.

Je donnerai juste ici quelques références de blog, celui de Grégoire Perra notamment qui a aussi été anthroposophe et cessé de l’être, voir notamment ces deux articles à méditer :

Une œuvre qui rend fou

et

Le milieu anthroposophique : une animalisation de la vie de la pensée

et aussi cet autre blog très différent, orienté sur le « Nouvel ordre mondial »:

http://steiner-anthroposophie-nwo.blogspot.fr/2013_08_01_archive.html

et celui ci:

Sagesse païenne foi chrétienne

William Blake mène à tout, même à la Palestine, même en enfer..

Vous connaissez certainement ce poème d’une beauté admirable de William Blake:

« Tigre, tigre qui flamboies dans les forêts de la nuit, quel Œil, quelle Main immortelle a osé façonner ta terrifiante symétrie ?.. »

http://www.eecs.harvard.edu/~keith/poems/tyger.html

« Tyger! Tyger! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?
In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes?
On what wings dare he aspire?
What the hand dare sieze the fire?

…..  »

Maintenant regardez si vous en avez le courage car ce spectacle s’ouvre sur l’enfer, l’enfer réel où nous vivons et pas celui des mythologies religieuses, cette vidéo d’une minute où la terroriste musulmane Ahlam Tamimi, interrogée en prison par un journaliste qui lui apprend que lors de l’attentat suicide qu’elle a aidé à accomplir, huit enfants juifs et non pas trois comme elle le croyait sont morts hachés vivants, nous montre son clair sourire…son sourire de joie en apprenant que sa « performance », son « score » a été de huit et non de trois…

Ahlam Tamimi la belle musulmane se réjouit de la mort d’enfants juifs

Ça c’est de l’Obscurité pas vrai?

Ne voudrions nous pas, si nous osions nous adresser à « Messire SATAN » lui même ( qui « à nager se connaît » comme on le sait d’après Coleridge) lui poser cette question tirée des vers du début du poème de Blake:

http://poemsintranslation.blogspot.fr/2009/06/william-blake-tyger-tyger-from-english.html

« Sur quels gouffres et sous quels cieux
Brûla-t-il le feu de tes yeux? »

Mais ceci me reporte vers un autre poème, en français celui là, le premier poème du recueil « Alcools » de Guillaume Apollinaire, poème titré « Zone »:

http://damienbe.chez.com/alcools.htm

« À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine
Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

Seul en Europe tu n’es pas antique ô Christianisme
L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D’entrer dans une église et de t’y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers… »

J’admire énormément ce poème mais il me pose d’énormes problèmes, et pourtant comme je suis las moi aussi de ce monde ancien, de ce monde d’avant Descartes qui sans cesse revient s’accrocher à nos basques, ce monde des antiquités juives, chrétiennes et surtout musulmanes..

mais continuons le poème:

« Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
Des troupeaux d’autobus mugissants près de toi roulent
L’angoisse de l’amour te serre le gosier
Comme si tu ne devais jamais plus être aimé
Si tu vivais dans l’ancien temps tu entrerais dans un monastère
Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière
Tu te moques de toi et comme le feu de l’Enfer ton rire pétille
Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie
C’est un tableau pendu dans un sombre musée
Et quelquefois tu vas le regarder de près

Aujourd’hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées
C’était et je voudrais ne pas m’en souvenir c’était au déclin de la beauté »

Moi aussi je voudrais ne pas m’en souvenir, ces femmes ensanglantées manifestant dans Paris pour le Hamas, le monstre absolu….

Mais continuons…Ahlam Tamimi n’aurait pas aimé ce passage, ni même compris sans doute:

« J’humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

Tu es seul le matin va venir
Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s’éloigne ainsi qu’une belle Métive
C’est Ferdine la fausse ou Léa l’attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie
 »

Une pauvre fille au rire aussi horrible que celui de la belle musulmane se réjouissant de la mort d’enfants juifs?

ce rire où brillent tous les feux de l’enfer…Tigre tigre qui flambes dans les forêts de la Nuit…

« Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d’Océanie et de Guinée
Ils sont des Christ d’une autre forme et d’une autre croyance
Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances

Adieu Adieu

Soleil cou coupé  »

Seulement nous autres européens qui vivons un siècle après cette guerre où Apollinaire trouva la mort, nous ne voulons plus des fétiches religieux ni des Christ inférieures des obscures espérances..

Plus d’espérance…le Savoir Absolu.
Nous voulons le Christ qui est le Soleil invaincu de l’Intellect…

Allez je m’essaye moi aussi à faire le poète:

« Islam, Islam qui flamboies d’une flamme ténébreuse dans les Déserts de la Nuit,

Quel Œil, quelle Main immortelle osa façonner ta terrifiante et meurtrière monstruosité ? »

Mais il faut méfier de la poésie, comme disait Platon, car la réponse à cette question nous l’avons: cette main qui a façonné le Coran, elle n’a rien d’immortel, elle est constituée de plus de vingt paires de mains humaines, qui sont maintenant poussière de Temps et non pas aile de l’Ange, et il a fallu à ces vingt paires de mains (ou plus) plus de deux siècles pour construire cette bombe en un Livre qui explose en ce moment…

http://horreurislamique.wordpress.com/2014/02/26/la-chute-de-la-maison-islam/

et

La troisième aile de l’ange

« SECONDS » (= « L’opération diabolique ») de John Frankenheimer passe ce soir sur Paramount Channel à 20 h 40

Je viens de l’apprendre en regardant le programme sur ma Freebox que j’ai depuis quelques jours seulement.
Il passe ce soir samedi 19 juillet à 20h40 : « L’opération diabolique » (titre américain : « SECONDS »)

MOdification ? Maintenant 18 h ils disent que c’est demain dimanche 20 h 40

Paramount Channel: L’opération diabolique (Seconds) de John Frankenheimer 19 juillet à 20h 40

Et à 16h 19 sur la même chaîne il passe « L’enfer est pour les héros » et ce soir à 0h 09 « Psychose » de Hitchcock et demain à 16h19 « Le gouffre aux chimères » (« Ace in the hole ») de Billy Wilder

SECONDS ou L’opération diabolique de John Frankenheimer 1966

Et pour « Le gouffre aux chimères » mes deux articles:

Billy Wilder : le gouffre aux chimères 1951

et

Le gouffre aux chimères autres clips

Quod vitae sectabor iter?

Doutant s’il rêvait ou s’il méditait

Et vous que choisissez vous comme orientation ?

ANTIOCHUS ou CHRIST ?

ANTIOCHUS c’est à dire Hitler, Mahomet, etc…Arthur Hamilton..

Je fais référence au personnage du film « SECONDS » de John Frankenheimer, voir:

John Frankenheimer: SECONDS (1966)

Attention c’est un choix qui engage: pas le choix d’Antiochus (si l’on est assez habile pour gommer Hitler) mais celui de Christ (qui ne consiste absolument pas à se convertir au christianisme)

C’est LE CHOIX : aussi faut il réfléchir avant, et avant de réfléchir FAIRE SILENCE.

Réfléchir pas jusqu’à la mort, mais peut être sept jours…ou sept ans?

Et réfléchir dans le silence de la vraie solitude…

sans la présence d’un petit homme sardonique qui vous susurre à l’oreille :

« Il n’y a plus rien à attendre, n’est ce pas ? Tout est raflé dans le néant…il n’y a plus rien… »

l’obscurité du contemporain

histoireetsociete

modotti-tina-two-women-on-a-porch-ca-1929[1]
cette photo est de Tina Modotti, une photographe, une révolutionnaire dont vous trouverez l’histoire dans ce blog.

Ce blog représente plusieurs années de travail quotidien, avec 1794 articles, je vous laisse tous ces textes à relire, méditer pour certains, ceux qui en valent la peine….

J’ai tenté de multiplier les éclairages ou plutôt de partir de nos aveuglements, l’obscurité contemporaine peut avoir parfois la luminosité des tableaux de Soulage.

A partir de lundi je recommence un doctorat, une autre vie qui me laissera moins de temps… Je crois que j’ai dit l’essentiel… et que ce blog a une unité, je la définis par ce constat: le nazisme n’a jamais été éradiqué. Un fascisme sans transcendance auquel on ne peut opposer que le plan intellectuel que Walter Benjamin et son messianisme des vaincus, de ce qui n’a jamais été réalisé. Une unité de méthode, l’histoire, la lecture des traces… des matériaux…

Voir l’article original 65 mots de plus

John Frankenheimer : SECONDS (1966)

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/L’Opération_diabolique

Cette « pépite oubliée » depuis près de 50 ans ressort en salles à Paris depuis le 16 juillet.

1966 c’était déjà une époque de mutation pour les USA et pour tout l’Occident, qui allait aboutir à 1968, et qui suivait l’ère beatnik des années 50.

Drogue, rock, « libération » sexuelle, et le film fait explicitement référence au dionysiaque quand le banquier Arthur Hamilton , fatigué de l’existence, devenu à la suite de l’opération diabolique le beau Tony Wilson (Rock Hudson) et vivant sur une plage paradisiaque en Californie, découvre en compagnie de sa nouvelle compagne Nora Marcus (Marcuse ?) les joies des bacchanales et de l’orgie de ces dévôts nus foulant le raisin dans la cuve

Mais comme on le sait d’après Euripide le dionysisme est un folklore qui peut sembler sympathique à des cadres blancs un peu coincés mais…de loin.

Et l’atmosphère de folie de ces années là en Californie (hippies, drogue, filles aux fleurs dans les cheveux, orgies de groupes, et surtout multiplication des sectes les plus dangereuses) a abouti à l’épisode du meurtre rituel de l’actrice Sharon Tate par Charles Manson et sa bande en 1969.

Au fond, ce que fait dans ce film (qui est un chef d’œuvre, à voir absolument) la mystérieuse « Compagnie » en vendant à de riches hommes quinquagénaires le rêve censé être le leur : avoir une vie nouvelle, libérée de toutes responsabilités familiales ou professionnelles, où ils pourront enfin « s’éclater » comme on dira dans les années 80, ce n’est rien d’autre que le symbole de la très réelle mutation anthropologique des années 60, transformant l’homme occidental névrosé en « l’homme sans gravité » décrit par le professeur Melman: celui, psychotique et orgiaque, qui s’agite en ce moment sous nos yeux effarés dans les manif pro- Palestine ou en faveur du mariage pour tous, ou de la régularisation de tous les clandestins..

Cette mutation, qui vient de loin (j’ai déjà dit que selon moi l’origine en est dans la surimposition des Lumières du 18 eme siècle aux Lumières cartésiennes du 17 eme siècle) est tout simplement l’hyperindividualisme consumériste qui s’est imposé maintenant au monde entier.

Or il y a là une contradiction flagrante car la consommation ne peut être individualiste : on veut, à l’aide de Sainte Publicité, ce que veulent les autres, d’où la course à la richesse.

Dans le film, Tony Wilson (Rock Hudson) explique ainsi sa déception devant sa nouvelle « existence » aux cadres de la Compagnie:

« Ce que j’aurais voulu c’est choisir moi même , mais jamais je n’ai pu le faire, j’ai travaillé toute ma vie pour acquérir des objets, dont le désir m’avait été imposé, jamais pour vivre en commun avec d’autres êtres humains »…tout est dit sur l’atomisation individualiste moderne, où l’on reconnaît aussi ce que le catharisme de José Dupré appelle le « contre être »: éternité réduite en poussière du temps.

Le « trajet » d’Arthur Hamilton rappelle celui du journaliste David Locke joué par Jack Nicholson dans « Profession reporter » de Michelangelo Antonioni, autre chef d’œuvre, la mystérieuse organisation en moins:

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Profession_:_reporter

dans ce dernier film, David Locke, déçu lui aussi par sa vie, profite d’une opportunité (son voisin d’hôtel en Afrique succombe à un infarctus) pour changer d’identité, donc de vie croit il..sauf que celui dont il prend l’identité était traficant d’armes, recherché par des tueurs..et je crois que la scène finale de l’assassinat en Espagne, en un unique plan séquence de plusieurs minutes, est peut être la plus grande scène du cinéma, avec celles finales aussi, de « Citizen Kane » et « There will be blood ».

Le fait d’avoir une existence minable et ratée, sans argent, sans travail, sans femme, est certes un problème.

Mais le vrai problème , métaphysique, est celui de l’existence humaine, pas celui de telle ou telle existence: et il appelle l’acte de réfléchir sur son orientation dans la pensée et l’existence, celui du « Quod vitae sectabor iter ? » dans le songe de Descartes, qui s’est réduit de nos jours au choix de la profession, du conjoint, et plus tard de la voiture et des dates de vacances.

Le sens profond du film est donc d’ordre religieux, en témoigne le prénom principal de Tony Wilson qui est ANTIOCHUS, ce qui renvoie à ANTIOCHUS Epiphane considéré par certains comme Antéchrist, celui qui veut empêcher la naissance du Christ, du « Fils de l’homme » (et non pas Fils de Dieu) dans l’Evangile:

http://www.infobretagne.com/antiochus-jesus-christ.htm

et bien sûr la signature du contrat avec la Compagnie évoque le personnage de FAUST, qui est la figure historiale et destinale de l’homme occidental perverti par les fausses Lumières, et impuissant à s’élever à ce qu’il doit être réellement selon Brunschvicg:

‘L’homme occidental selon Léon Brunschvicg

Mais la « fausse rédemption » matérialiste offerte à ses riches clients par la Compagnie n’est qu’une perversion de la « nouvelle naissance » de l’Evangile de Jean dont là encore le véritable sens est donné par le « christianisme des philosophes » de Brunschvicg et Spinoza:

Le salut est au prix d’une seconde naissance qui seule ouvre le Royaume de Dieu

perversion qui était aussi le thème d’un autre chef d’œuvre, d’Alain Resnais cette fois: « La vie est un roman »

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_vie_est_un_roman

là encore l’origine « asiatique » de la perversion et donc de l’échec du projet est fortement suggéré par la présence des servantes chinoises qui distribuent les drogues chargées d’assurer la « nouvelle naissance », mais la cause de la catastrophe est qu’il ne saurait y avoir de projet collectif de cette sorte ( ce qui ressemblerait à l’homme nouveau des nazis et des communistes) et aussi au fait que le Comte Forbek tenté de transporter dans le nouveau monde suivant la nouvelle naissance un élément vital, non spirituel : sa passion amoureuse pour Livia.

(Attention, « asiatique » ne fait pas référence à une race, il n’y a pas de races supérieures ou inférieures: Asie ou Orient nomme simplement le monde d’avant la ligne de démarcation cartésienne).

Comment oserais je ne pas donner le lien de l’évangile sur le dialogue de nuit entre Jésus et Nicodème :

http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3266-chapitre-3

« 3 Jésus lui répondit: « En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu. »

Seulement mon admiration pour le christianisme véritable ne peut m’interdire de signaler que la « nouvelle naissance » est aussi un thème des sectes dionysiaques, puisque Dionysos est deux fois né

Et je me souviens d’un propos du psychanalyste Tobie Nathan , selon lequel « Dionysos a finalement réussi à monter au ciel, sur l’Olympe, et à s’asseoir à la droite du Père, mais sous le nom de Jésus Christ »

C’est le christianisme des philosophes, vérité du christianisme, qui nous permet de discriminer entre la nouvelle naissance dionysiaque, infernale, celle en ANTIOCHUS, celle du film de Frankenheimer, et la nouvelle naissance selon Saint Jean et selon Saint Brunschvicg : naissance du Christ-Logos en l’homme , ce qui nous est aussi rappelé par le vers d’Angelus Silesius dans le « Pèlerin chérubinique:

« « Dieu doit naître en toi. Le Christ pourrait bien naître des milliers de fois à Béthléem, s’il ne naît pas en toi, ta perte est éternelle »

je signale juste l’horreur profonde de la scène finale du chef d’œuvre qu’est « Seconds », correspondant à l’horreur de la naissance en ANTIOCHUS, qui est celle qu’ont choisie les hommes occidentaux faustiens pervertis que nous sommes…mais nous avons les ressources pour changer ce choix (les œuvres de Brunschvicg et Descartes notamment):

Les classiques des sciences sociales : Œuvres de Léon Brunschvicg

…comme quoi le monde où nous vivons est un peu moins atroce que celui de « SECONDS »

Soutien inconditionnel à ISRAËL

Dans l’article précédent, qui contenait les prolégomènes à celui ci:

Soutien à ISRAËL : prolégomènes platoniciens et cartésiens

j’ai dit que la « sortie de l’humanité hors de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable », qui est la tâche des Lumières selon Kant, consistait à s’orienter dans la pensée avec une certitude analogue à celle du Cogito, qui constitue le seuil, la porte, l’entrée sur le « long et difficile chemin qui de l’enfer mène à la lumière »: ceci répond aux deux phrases lues ou entendues par Descartes lors du troisième songe lors de la fameuse nuit du 10 au 11 novembre 1619, qui sont « Quod vitae sectabor iter? » ( orientation non pas selon la tradition et ses préjugés mais selon la Raison universelle, valable selon Descartes « aussi bien pour les chrétiens que pour les Turcs ») et « Est et non » (oui ou non, vrai ou faux, orientation selon l’esprit de vérité qui doit se faire selon une certitude absolue).

Or nous voyons immédiatement ici apparaître deux difficultés majeures, deux apories même : qu’en est il de la liberté de choix entre deux options si nous savons de manière certaine que seul le choix de l’une correspond à la vérité, et si nous savons laquelle est juste ? Et en particulier, concernant l’orientation vis à vis des grands problèmes politiques, comment concilier la diversité des opinions, souhaitable en démocratie, avec cette certitude alléguée d’une seule voie possible ? Cela ressemble fort au communisme, ou à l’Islam et à la Shari’a.

Prenez un chef d’œuvre remarquable du cinéma qui est passé à la télévision récemment : « L’armée des ombres » de Jean Pierre Melville.

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/armeedesombres.htm

Pour nous qui vivons maintenant, le choix était clair : il fallait opter pour la Résistance.

Et pourtant il existe encore des partisans de Pétain; et pour ceux qui vivaient à l’époque, tout n’était pas aussi clair, l’armée française avait été vaincue, écrasée même, l’ennemi occupait une partie du territoire, et la plupart des gens n’avaient pas sur la nature réelle du nazisme les informations que nous possédons maintenant.

Et le chef d’œuvre de Melville (qui a fait le choix de la résistance à l’époque) nous montre que le milieu de ceux qui ont fait le choix du courage n’était pas une communauté de saints ( et cela nous le savons par l’œuvre des historiens, avant de le savoir par le film): il y avait des traîtres, des gens aux motivations et aux comportements ambigus, entre résistance et collaboration, entre héroïsme désintéressé et gangstérisme.

Mais descendons d’un cran dans la généralité et venons en à notre problème particulier : celui d’ ISRAËL et du sionisme, qui fait l’objet ces jours ci d’une guerre de plus en plus violente sur le terrain par les armes, et dans les débats par les mots utilisés.

Ici aussi je voudrais faire appel à un film, un chef d’œuvre aussi de Sidney Lumet réalisé en 1964, et qui coïncidence vient de ressortir en version restaurée dans des salles parisiennes:

« Le prêteur sur gages » (« The pawnbroker ») avec Rod Steiger qui fait une composition remarquable dans le rôle de Sol Nazerman, qui a perdu tous ceux qu’il aimait dans les camps d’extermination et mène aux USA depuis sa fuite d’Allemagne une vie solitaire et désespérée, se montrant intraitable en « affaires »:

Sidney Lumet : le prêteur sur gages 1964

Il y aurait énormément à dire sur ce film extraordinaire, qui me confirme dans l’idée que Sidney Lumet est le plus grand réalisateur américain (car si Kubrick a été incapable de réaliser ce film sur la Shoah qu’il rêvait de mener à bien, Lumet a fait beaucoup mieux avec cette œuvre sur un revenant des camps, revenant dans tous les sens du terme car il est vraiment mort spirituellement), mais je veux juste ici signaler la scène où Sol Nazerman pressé de questions par son jeune commis portoricain sur « comment gagner de l’argent ? » Il se laisse aller, alors que d’habitude il est si taciturne, à une tirade de 10 minutes sur l’histoire des juifs de la diaspora, « sans armée et juste munis d’une grande légende barbue », et quand il en vient à ce qui leur a permis de tenir bon malgré les haines et les persécutions universelles (il y a même de nombreux antisémites au ‘Japon, où il n’y a jamais eu de communautés juives), il parle de l’orgueil d’être unique, face à tous les autres.

Un peuple pas sûr de lui ni dominateur (enfin pas forcément) mais contre tous les autres, et unique…..et cette situation provient évidemment des mythes de la Torah, et elle prévaut depuis l’Exil.
Or ceci n’est pas une bonne chose, ni pour les juifs, ni pour les autres!

Ce n’est bon ni pour un individu , encore moins pour un peuple qui n’a pas d’armée ni de pays..

On comprend donc ma ligne d’argumentation, qui me semble imparable : cette situation n’est bonne ni pour les juifs, ni pour les autres, il convient donc de la remplacer par une autre plus satisfaisante pour tout le monde, et pour cela il n’y a pas trois solutions : soit les juifs disparaissent (solution finale d’Hitler ou du Hamas), soit les non juifs disparaissent par conversion générale au judaïsme (j’ai l’esprit taquin ce soir) soit les juifs ont un pays, un état moderne et une armée : ISRAËL et ‘Tsahal.

Seule la troisième solution est envisageable rationnellement et humainement.

Mais pourquoi avoir fait alors précéder cet article du précédent consacré aux « prolégomènes platoniciens et cartésiens »?

Soutien à ISRAËL : prolégomènes platoniciens et cartésiens

Depuis que j’ai commencé à écrire cet article-manifeste, des évènements graves se sont déroulés dans notre pays, à Paris notamment des manifestants pro-Hamas (plutôt que pro-palestiniens, j’espère que tout le monde comprend la différence) ont crié « mort aux juifs! Allahou akbar ! » sans être inquiétés par la police française, d’autres ont tenté d’incendier deux synagogues à l’aide de cocktails Molotov, « espérant » ainsi brûler vifs tous les religieux juifs se trouvant à l’intérieur, voir :

http://ripostelaique.com/paris-150-juifs-attaques-par-des-pro-palestiniens-dans-la-synagogue-de-la-roquette.html

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/france-manif-pour-gaza-loccasion-de-proferer-des-insultes-antisemites/

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/france-les-pro-palestiniens-sont-des-islamistes-radicaux-quil-faut-interdire-en-france/

http://louyehi.wordpress.com/2014/07/15/lhorreur-antisemite-est-en-marche-en-france-par-guy-milliere/

On se croirait ici revenus aux heures les plus sombres de notre histoire, et cette situation n’est pas nouvelles en France : il y a environ 25 ans, d’autres musulmans fanatisés défilaient en plein Paris en appelant au meurtre de l’écrivain Salman Rushdie.

Nous héritons cette situation tragique d’époques anciennes, d’avant la ligne de partage des Temps qui coïncide avec la révolution scientifique et philosophique du cartésianisme :

http://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/06/la-ligne-de-partage-des-temps/

partage qui se situe précisément au cours de la nuit de la Saint Martin du 10 au 11 novembre 1619, nuit des trois songes de Descartes, où entre en scène l’ Esprit de Vérité destiné à supplanter le ou les dieux des nourrices : Dieu des philosophes et des savants, et non le Dieu d’Abraham.

Esprit de Vérité universel et géomètre, qui déjà animait le philosophe Thalès qui s’attira le rire d’une servante Thrace, qui elle situait les dieux sous terre et croyait naïvement que « le grec » (qui était en fait un asiatique) situait les siens au ciel , et ne connaissait donc pas « les vrais dieux, les plus puissants », qui étaient évidemment les siens, ceux de la Thrace:

http://horreurislamique.wordpress.com/le-rire-de-la-servante-de-thrace/

De Thalès à Descartes en passant par Platon la conséquence est bonne, à condition de ne pas confondre le Platon mythologue, celui du Timée, avec le Platon mathématicien, celui du Parménide.

Avant la ligne de partage des Temps, avant la nuit de songes (prophétique, si ‘l’on veut) du Sauveur  le 10-11 novembre 1619, , suivie 18 ans plus tard du traité universel de la seconde naissance, l’humanité était incapable de sortir des Ténèbres qui lui avaient valu au 16 ème siècle  les atroces guerres de religions : car le Dieu d’Abraham, dieu des nourrices , dieu d’une servante de Thrace qui aurait pris la « grosse tête », grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf, est le dieu des guerres de religions, dieu du mytère et dieu des arméees auquel l’esprit, qui est l’Esprit de Vérité de Thalès et Descartes, se refuse.

Or le temps des guerres de religions semble revenir, voire définitivement revenu. Mais nous avons maintenant de quoi répondre à ces ténèbres opaques, « ténèbres visibles » que Milton décrit ainsi dans la vision de Satan (qui n’est autre que l’homme déchu, non libéré de l’obscurité) au Livre I du Paradise lost :

http://www.dartmouth.edu/~milton/reading_room/pl/book_1/

« At once as far as Angels kenn he views
The dismal Situation waste and wilde, [ 60 ]
A Dungeon horrible, on all sides round
As one great Furnace flam’d, yet from those flames
No light, but rather darkness visible
Serv’d onely to discover sights of woe,
Regions of sorrow, doleful shades, where peace [ 65 ]
And rest can never dwell, hope never comes
That comes to all; but torture without end
Still urges, and a fiery Deluge, fed
With ever-burning Sulphur unconsum’d:
Such place Eternal Justice had prepar’d [ 70 ]
For those rebellious.. »

ce que Chateaubriand traduit ainsi :

« D’un seul coup d’œil, et aussi loin que perce le regard des anges, il voit le lieu triste dévasté et désert : ce donjon horrible, arrondi de toutes parts, comme une grande fournaise flamboyait. De ces flammes point de lumière, mais des ténèbres visibles servent seulement à découvrir des vues de malheur ; régions de chagrin, obscurité plaintive, où la paix, où le repos ne peuvent jamais habiter, l’espérance jamais venir, elle qui vient à tous ! Mais là des supplices sans fin, là un déluge de feu, nourri d’un soufre qui brûle sans se consumer.

Tel est le lieu que l’Eternelle Justice prépara pour ces rebelles ; ici elle ordonna leur prison dans les Ténèbres extérieures ; elle leur fit cette part, trois fois aussi éloignée de Dieu et de la lumière du ciel que le centre de la création l’est du pôle le plus élevé. Oh ! combien cette demeure ressemble peu à celle d’où ils tombèrent ! »

cette demeure c’est la nôtre !

Mais, si c’est le NON (de la détermination qui est négation) qui brûle (comme le dit Angelus Silesius)  dans l’Enfer qui est notre demeure (l’enfer est pour les héros !) , on en sort par le OUI, soyons logique !

Oui non, 1-0, vrai-faux : on sort de l’enfer des guerres de religions (entre autres joyeusetés) par l’Esprit de Vérité, qui est aussi l’Esprit du Messianisme réévalué.

Car si « nous avons toujours du mouvement pour aller plus loin » (Malebranche le cartésien) alors il n’y aura pas d’épiphanie de la Vérité, nous pourrons toujours nous orienter vers le « pays des vérités » mais non habiter définitivement cette « terre promise ».

Ce qui signifie que tout homme se présentant comme « Messie » est un imposteur : et le dernier cas est celui du rabbin Shabbataï Tsevi se convertisant à l’Islam, destructeur du judaïsme, mais là encore le Sauveur était présent en la personne de Baruch Spinoza, héritier de Descartes, qui vivait à la même époque.

De même tout homme se présentant comme un Sage complet : et si Hegel est bien tel que le décrit Alexandre Kojève, alors il est bien un imposteur.

Descartes n’est li Messie ni Sage complet (il y a de nombreuses erreurs chez lui, notamment sa physique) : il est le Sauveur, le Rédempteur uniquement parce qu’il nous donne le critère pour reconnaître les imposteurs.

Et c’est seulement depuis cette ligne rationaliste, idéaliste  et spiritualiste que nous pouvons « briser les Ténèbres visibles » et répondre aux servantes de Thrace (qui sont maintenant voilées) par l’effort viril de la recherche indéfinie de la vérité dans la science et la philosophie.

La Torah n’est pas la Sagesse,elle n’est pas du tout inaccessible, et la meilleure preuve en est que Shabbatai Tsevi et Jacob Frank ont voulu la violer, et y ont en quelque manière réussi. En plus ils croyaient réaliser ainsi ses volontés cachées, clamant que « c’est en violant la Torah qu’on accomplit la Torah », c’est l’histoire de tous les violeurs, hélas…

On se méprendrait complètement sur le sens de cet article si l’on y voyait un nouveau réchauffé biblico-talmudique destiné à asseoir les prétentions juives sur un lopin de terre et de vieux monuments, et comme je l’ai déjà dit une bonne part des juifs antisionistes sont traditionalistes, ils ne veulent pas renoncer au mythe de l’élection.

Mais il se fait que nous avons maintenant l’antidote , depuis Descartes, au poison de la passion triste qui se nomme « antisémitisme » (et de quelques autres poisons passionnels) et cet antidote, l’esprit universel de vérité, consiste en cette affaire à reconnaître que les religions du Dieu unique en trois exemplaires n’ont aucune valeur de vérité, elles sont de nature ethnique, même celles qui prétendent à l’universalité, réservée à la science et à la réflexion sur la science qui est la philosophie.

Tout ce qui se situe en dehors du « pays de la vérité », ou pays des théorèmes, est caduque, comme dirait Arafat.

Mais il faut se garder de tout mélanger : il y a de très grandes choses dans la Bible, il n’y en a aucune dans le Coran, qui est comparable à un paquet de tracts de nature politique d’un mauvais goût achevé.

Le christianisme à besoin du judaïsme, qu’il prétend accomplir , par contre l’Islam prétend rectifier les deux Révélations précédentes qui seraient falsifiées par les humains.

Sa volonté implicite est donc de supprimer la première Révélation, considérée comme une « mère infidèle » (la seconde est un frère concurrent) car une fois effacées les traces de cette matrice juive, ne resterait que la vérité absolue et divine que le Coran prétend apporter (mais qui consiste juste en les slogans au bas des tracts coraniques, les sourates).

Tel est le sens de l’antisémitisme coranique : effacer toute trace de ce qui serait un « avant » la vérité prétendue (et qui est pour le coup vraiment falsifiée), toute trace de cette mère détestée et méprisée.

Aussi est il crucial , pour contrer cette manipulation, que les trois « monothéismes » demeurent, avec chacun sa capitale : Rome pour le christianisme, La Mecque pour l’islam, et Jérusalem pour le judaïsme.

Et ceci n’est évidemment possible que si ISRAËL continue à exister.

Ce n’est que sous cette condition que l’esprit de Vérité pourra jouer son rôle en limitant et réévaluant les tois révélations à leur portée ethnique, sans aucun lien avec la vérité universelle.

Sinon l’humanité (islamisée ou en guerre contre elle même) serait définitivement enfermée dans les Ténèbres.

Pourquoi je soutiens ISRAËL de manière inconditionnelle: quelques prolégomènes platoniciens et cartésiens

Ce blog est appelé « L’obscurité » en référence à un récit de Philippe Jaccottet :

Cliquer pour accéder à conf_jaccottet.pdf

et par extension vise à décrire la situation qui est celle de l’homme (et de la femme bien sûr) de notre époque, caractérisée par la désorientation de la pensée et de l’action qui est le contraire de l’intelligibilité radicale que visent la science et la philosophie.

Mais décrire ne serait rien si cela ne débouchait pas sur l’action, sur la conversion qui consiste à sortir de l’obscurité, à progresser de l’ombre à la lumière comme le dit Platon au livre VII de la République, voir:

http://meditationesdeprimaphilosophia.wordpress.com/2012/03/09/bastide-et-la-notion-de-conversion-chez-brunschvicg/

« l’idée de conversion permet un accès direct au centre de cette pensée en éclairant du dedans les trois dimensions de la conscience philosophique, et en traçant ainsi la ligne de démarcation entre vrai et faux rationalisme, vrai et faux idéalisme, vrai et faux spiritualisme.

Vraie et fausse conversion correspondent aux deux mouvements que distingue Platon au livre VII de la République :

« les yeux sont troublés de deux façons et par deux causes opposées : par le passage de la lumière à l’obscurité et par celui de l’obscurité à la lumière »

la vraie conversion est progrès de l’ombre à la clarté, la fausse est régression de la clarté à l’ombre.

La vraie conversion est celle qui nous situe dans l’intériorité réflexive authentique, en saisissant le cogito dans l’unité de la cogitatio, et nous fait coïncider avec l’acte de pensée dans toute sa fécondité , « produisant de lui même la vérité ».

la fausse conversion au contraire « cherche la vérité dans la mise en relation d’un Ego  supposé donné dans sa subjectivité pure, et de cogitata supposées données elles aussi, dans une extériorité radicale. »

Bref nous visons ici à accomplir l’oeuvre des Lumières que le grand Kant décrivait ainsi :

« Les Lumières sont la sortie de l’humanité hors de l’état de tutelle dont elle est elle même responsable »

tâche qui comme on le sait n’a pas été menée à bien par les Lumières historiques qui dans leur « profondeur vide » ont voulu ignorer les vraies Lumières, celles du cartésianisme du 17 ème siècle, et ont abouti à la piteuse médiocrité des contemporains « droits de l’homme », qui sont surtout le droit (en Occident « développé ») d’acheter la voiture que l’on veut, d’aller passer ses vacances où l’on veut, et d’avoir la sexualité que l’on veut, et de la boucler sur tout le reste, y compris lorsque l’on se rend compte que les divers « crédits à la consommation » contractés pour avoir les moyens d’exercer ses droits se révèlent très chers, impossibles à rembourser

Ce que nous cherchons c’est : sortir de l’obscurité, qui est ce que les religions mythologiques appellent l’enfer, et qu’elles situent « après la mort », mais l’enfer est bien ici et maintenant, je vous en donne ma parole, et nous y sommes plongés.

Et SATAN mon Maître (je plaisante je plaisante) dit fort justement dans l’un des plus beaux poèmes de langue anglaise: « Paradis perdu » de John Milton:

« Long et difficile est le chemin qui de l’enfer mène à la lumière »

ce qui confirme bien que l’enfer est le contraire de la lumière, soit l’obscurité, ainsi que ce que dit Platon : on passe de l’obscurité ou de l’enfer à la lumière par le long et difficile chemin de la conversion véritable, qui est tout autre chose que la conversion à l’une des religions existantes.

Seulement il y a des raccourcis, car le plus difficile dans ce long chemin est de trouver le seuil, l’entrée, sans se tromper et prendre une fausse entrée (comme par exemple l’entrée dans une secte) pour la vraie, et comme dit le Gardien dans Kafka :

« Cette entrée n’était faite que pour toi, maintenant je m’en vais et je ferme la porte »

Je considère que l’entrée universelle (pour tous les humains avec 0 gramme d’alcool par litre) sur le chemin qui mène à la conversion est l’œuvre de René Descartes, et ce n’est pas pour rien que Léon Brunschvicg appelle le « Discours de la méthode  » qui date de 1637 un « traité de la seconde naissance ».
Mais avant 1637 il y a la nuit de la St Martin du 10 au 11 Novembre 1619 et les « Trois songes » de Descartes:

Baillet 1691: vie de Monsieur Descartes, les trois songes

que je ne veux point commenter ici, j’y consacrerai un article spécial car ce n’est rien de moins que la possibilité de l’humanité par opposition à l’hominité qui a été enfantée au cours de cette « nuit d’amour », et Jacques Maritain me fait de la peine lorsqu’il note avec une ironie malveillante que l’essor du rationalisme occidental commence par un « épisode cérébral », il voulait dire un coup de démence, et il aurait pu ajouter (il le fait je crois) un épisode éthylique car Monsieur Descartes avait bu avant de se coucher un peu de vin en l’honneur de la St Martin, alors qu’il n’en avait pas bu depuis très longtemps.

« 0] Il nous apprend que le dixième de novembre mil six cent dix-neuf, s’étant couché tout rempli de son enthousiasme et tout occupé de la pensée d’avoir trouvé ce jour-là les fondements de la science admirable (j), il eut trois songes consécutifs en une seule nuit, qu’il s’imagina ne pouvoir être venus que d’en haut…. »

mais je ne retiendrai ici que le troisième songe, plus calme que les deux premiers, et l’on notera que Descartes interprète lui même son rêve au cours de ce rêve lui même, il n’a pas besoin d’un psy ou d’une voyante, un « moderne » malintentionné dirait qu’il fait les questions et les réponses :

« Un moment après il eut un troisième songe, qui n’eut rien de terrible comme les deux premiers. Dans ce dernier, il trouva un livre sur sa table sans savoir qui l’y avait mis. Il l’ouvrit et, voyant que c’était un dictionnaire, il en fut ravi dans l’espérance qu’il pourrait lui être fort utile. Dans le même instant, il se rencontra un autre livre sous sa main qui ne lui était pas moins nouveau, ne sachant d’où il lui était venu. Il trouva que c’était un recueil des poésies de différents auteurs, intitulé Corpus poetarum etc. /c/ (8) Il eut la curiosité d’y vouloir lire quelque chose et à l’ouverture du livre il tomba sur le vers « Quod vitae sectabor iter ? Etc. » (9). Au même moment il aperçut un homme qu’il ne connaissait pas, mais qui lui présenta une pièce de vers, commençant par « Est et non » (10), et qui la lui vantait comme une pièce excellente. M. Descartes lui dit qu’il savait ce que c’était et que cette pièce était parmi les idylles d’Ausone qui se trouvaient (l) dans le gros recueil des poètes qui était sur sa table….

…. Il en était là, lorsque les livres et l’homme disparurent et s’effacèrent de son imagination, sans néanmoins le réveiller. [4] Ce qu’il y a de singulier à remarquer, c’est que doutant si ce qu’il venait de voir était songe ou vision (12), non seulement il décida en dormant que c’était un songe, mais il en fit encore l’interprétation avant que le sommeil le quittât. Il jugea que le dictionnaire ne voulait dire autre chose que toutes les sciences ramassées ensemble, et que le recueil de poésies intitulé Corpus poetarum marquait en particulier et d’une manière plus distincte la philosophie et la sagesse jointes ensemble. Car il ne croyait pas qu’on dût s’étonner si fort de voir que les poètes, même ceux qui ne font que niaiser (m), fussent pleins de sentences plus graves, plus sensées et mieux exprimées que celles qui se trouvent dans les écrits des philosophes. Il attribuait cette merveille à la divinité (n) de l’enthousiasme et à la force de l’imagination, qui fait sortir les semences de la sagesse (qui se trouvent dans l’esprit de tous les hommes comme les étincelles de feu dans les cailloux) avec beaucoup plus de facilité et beaucoup plus de brillant même que ne peut faire la raison dans les philosophes. M. Descartes, continuant d’interpréter son songe dans le sommeil, estimait que la pièce de vers sur l’incertitude du genre de vie qu’on doit choisir, et qui commence par « Quod vitae sectabor iter ? », marquait le bon conseil d’une personne sage ou même la théologie morale (13). Là-dessus, doutant s’il rêvait ou s’il méditait, il se réveilla sans émotion et continua, les yeux ouverts, l’interprétation de son songe sur la même idée. Par les poètes rassemblés dans le recueil il entendait la révélation et l’enthousiasme, dont il ne désespérait pas de se voir favorisé. Par la pièce de vers « Est et non » /d/, qui est « Le oui et le non » de Pythagore (10), il comprenait la vérité et la fausseté dans les connaissances humaines et les sciences profanes. Voyant que l’application de toutes ces choses réussissait si bien à son gré, il fut assez hardi pour se persuader que c’était l’esprit de vérité qui avait voulu lui ouvrir les trésors de toutes les sciences par ce songe.  »

Ces quelques lignes sont tellement importantes pour le sort du monde et de la civilisation que j’ai honte de les traiter en quelque sorte par dessus la jambe:

1- Descartes décide (ce mot est important) au cours du songe même qu’il s’agit d’un songe et non d’une vision, ici se trouve la « ligne de démarcation » entre l’Orient et l’Occident, entre la nuit mystique des prophètes et la raison supra-mystique des mathématiciens et des philosophes, entre la « pensée » passive, féminine et lunaire, et l’émancipation virile hors des ténèbres de la sensibilité par la pensée solaire, active de la mathesis universalis.

Ce qu’il dit des poètes, même ceux qui ne font que niaiser, et des sentences mieux exprimées que celles qu’on trouve dans les écrits des philosophes s’applique à merveille à l’évangile ou au Tanakh (« ancien testament ») : Brunschvicg cite souvent l’Evangile, mais toujours des extraits de nature universelle, philosophique, jamais les passages mythologiques, qui ne concernent que la particularisme des « croyants ».

Il serait peut être temps de se rendre compte que l’Ancien et le Nouveau Testament ne sont que des…testaments, rédigés par un mort qui est le Dieu d’Abraham.

Mais nous voulons le faire revivre en le « Dieu des philosophes et des savants », qui est l’esprit de vérité dont parle Baillet dans le récit ci dessus.

Les « Est et non », le « oui et le non », c’est ce que Badiou appelle un « point », une convocation devant le deux d’un choix crucial, qui se trouve déjà dans le Deutéronome et son « Voici, je place devant toi deux voies, celle de la mort et celle de la vie »

En termes scientifiques modernes, c’est le vrai et le faux, le binaire 0-1 de l’informatique.

Le « Quod vitae sectabor iter? » (Quel chemin suivrai je en cette vie?) c’est l’orientation dans le monde spirituel des idées, que la désorientation propre au nihilisme consumériste a oubliée : aujourd’hui, s’orienter veut dire choisir un métier pour avoir un salaire le plus élevé possible.

Quel est le rapport de ces prolégomènes avec ISRAËL ?

Il existe, mais cet article est par lui même assez long, et il se suffit à lui même.

Un mot encore : je sais bien que les féministes et les apôtres de la diversité seront choqués (sous réserve qu’il y en ait qui lisent ce blog) par mon opposition tranchée entre Orient et Occident, entre mystique féminine et lunaire et pensée rationnelle virile et solaire.

Mais ici nous parlons du monde de l’esprit où il n’y a plus ni hommes ni femmes, ni noirs ni blancs, ni grecs ni juifs : ce monde où nous sommes tous des anges.

L’émancipation virile vis à vis des préjugés et des traditions, c’est pour tout le monde, hommes et femmes.

Et si l’homme est une femme comme les autres, la réciproque doit être valide.

Je ne puis résister à l’envie diabolique d’aggraver mon cas en citant le denier logion 114 (tiens, le nombre aussi des sourates du Coran) de l’Evangile de Thomas:

« Simon Pierre leur dit :
Que Mariam sorte de parmi nous, parce que les femmes ne sont pas dignes de la Vie.
Jésus dit :
Voici que Je l’attirerai
Afin de la faire mâle,
Pour qu’elle soit, elle aussi, un esprit vivant,
Semblable à vous, les mâles.
Car toute femme qui se fera mâle
Entrera dans le Royaume des Cieux.
 »

http://evangiledethomas.over-blog.com/categorie-621445.html

et aussi:

La ligne de partage des temps